1 P 1, 17-21 Et, il est aussi Celui qui nous donne de croire…

Publié le par Père Jean-Luc Fabre

1 P 1, 17-21  Et, il est aussi Celui qui nous donne de croire…

2e lecture du dimanche 04 mai 2014

(3e dimanche de Pâques, A)

Nous comprenons notre monde en fonction de ses règles. Peut-être, nous faut-il mesurer que nous sommes dans ce contexte par un don gratuit qui nous donne d’y entrer. Celui de la grâce qui constitue notre liberté. Le monde dans lequel il nous est donné d’évoluer est celui de la grâce, notre évolution y est permise par notre foi… Un peu comme un poisson qui cherche à prendre la mesure de son bocal, le temps pascal nous aide à mesurer l’ampleur de la foi qui nous donne d’évoluer…

 

Oui, un cadre est posé, celui de la responsabilité de chacun de nous envers ses actes. Mais ce cadre n’est pas là pour nous assommer. Il ne se déploie que parce que chaque croyant entre dans un nouvel espace, celui d’une vie qui n’est pas sans but mais orientée, orientée par la foi au Christ, en liberté.

 

Oui, le passage de cet espace sans orientation à celui qui est orienté et qui donne à chacun de pouvoir assumer ses actes, c’est le sang précieux du Christ qui l’opère. Pour aider notre compréhension, Pierre prend appui sur la tradition de la Pâque juive et de l’agneau dont le sang badigeonnant les linteaux de la porte protégeait la maison.

 

Oui, le Christ est celui qui nous introduit à la foi en Dieu le Père parce que sa révélation jusqu’à sa résurrection nous guide, nous met en mouvement… par sa manifestation.

 

Alors, prenons le temps de mesurer l’écart qu’il y a entre une vie quotidienne, celle avec la foi au Christ Jésus, et une simple vie naturelle, sans perspective, enfermée dans sa répétition… Prenons le temps d’en rendre davantage grâce en ces temps où nous fêtons la résurrection du Seigneur, où nous faisons mémoire du chemin de la foi des premiers croyants...

Père Jean-Luc Fabre

1 Pierre 1, 17-21 Frères, vous invoquez comme votre Père celui qui ne fait pas de différence entre les hommes, mais qui les juge chacun d'après ses actes ; vivez donc, pendant votre séjour sur terre, dans la crainte de Dieu. Vous le savez : ce qui vous a libérés de la vie sans but que vous meniez à la suite de vos pères, ce n'est pas l'or et l'argent, car ils seront détruits ; c'est le sang précieux du Christ, l'Agneau sans défaut et sans tache. Dieu l'avait choisi dès avant la création du monde, et il l'a manifesté à cause de vous, en ces temps qui sont les derniers. C'est par lui que vous croyez en Dieu, qui l'a ressuscité d'entre les morts et lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.

 

Photo : http://www.etudiant.ma/images/stories/orientationserenseigner.jpg

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