1 P 2, 20b-25 une pleine saveur d’Evangile…

Publié le par Père Jean-Luc Fabre

Une pleine saveur d'Evangile ... pour le quotidien de nos jours, ceux sous le soleil et ceux sous la pluie…

La lumière de la résurrection éclaire toute la vie, chacune de nos vies d’une manière nouvelle. Pierre nous donne ici une parole vigoureuse mais vraie et vivifiante. Ne soyons ni crédules, ni incrédules mais croyants ! Dans le temps pascal, tout de l’humain peut être à nouveau considérer et notamment la souffrance, la trahison, l’abandon, le mépris, tout ce qui nous blesse et la mort… Un regard nouveau peut être posé car le Christ a traversé la mort et sa traversée nous porte et nous enseigne. Ecoutons ce que Pierre dit, avec les tout premiers témoins de la foi toujours nouvelle, car nous donnant de sortir vraiment de nos situations enfermantes.

 

Bien des pistes s’ouvrent dans ce passage, mais retenons la manière dont le Christ a vécu sa Passion et sachons nous en inspirer nous-mêmes. Il s’agit de supporter et par cela de ne commettre aucune injustice, en sachant s’en remettre à un autre. Ainsi s’opère la possibilité de la réconciliation, nous ne donnant plus prise à l’esprit de mort qui se répand en chacun par la perte, l’abandon de la foi en « Celui qui juge avec justice ». En sachant rester dans cette attente, j’affirme pour moi et pour les autres la vraie dimension de nos êtres. Je ne suis pas le résultat de mon action ou de ma réaction en situation, il n’est pas non plus le résultat de son action ou de sa réaction en situation. Nous sommes des promesses appelées à se réaliser au travers des situations en tenant ferme notre vocation filiale.

 

Les blessures du Seigneur sont le lieu où nous pouvons nous reposer, où nous pouvons endurer l’injustice qui nous arrive. Elles nous maintiennent dans l’attitude juste, en nous maintenant dans la confiance envers Celui qui juge avec justice … Alors s’opère la transformation de notre cœur, nous ne sommes plus dans la réaction, dans la recherche désespérée de nous sauver nous-mêmes, de nous faire justice, nous sommes dans l’attitude confiante et naissante du Fils qui se reçoit du Père. Nous mourrons au péché, nous renaissons à la vie véritable. Nous nous trouvons orientés par l’amour, nous sommes avec le berger qui veille sur nous…

 

Offrons au Seigneur, les situations que nous vivons mal, demandons lui de nous enseigner, de nous aider à les recevoir pleinement, un chemin de vie s’ouvrira devant nous, devant nos frères aussi… Le chemin du Seigneur est certain… Alléluia !!!

Père Jean-Luc Fabre

1 Pierre 2, 20b-25 Frères, si l’on vous fait souffrir alors que vous avez bien agi, vous rendez hommage à Dieu en tenant bon, [si on supporte la souffrance en ayant fait le bien, c'est une grâce aux yeux de Dieu]. C'est bien à cela que vous avez été appelés, puisque le Christ lui-même a souffert pour vous et vous a laissé son exemple afin que vous suiviez ses traces, lui qui n'a jamais commis de péché ni proféré de mensonge : couvert d'insultes, il n'insultait pas ; accablé de souffrances, il ne menaçait pas, mais il confiait sa cause à Celui qui juge avec justice. Dans son corps, il a porté nos péchés sur le bois de la croix, afin que nous puissions mourir à nos péchés et vivre dans la justice : c'est par ses blessures que vous avez été guéris. Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes revenus vers le berger qui veille sur vous.

Que le Seigneur Ressuscité nous donne de contempler pleinement notre situation…

Que le Seigneur Ressuscité nous donne de contempler pleinement notre situation…

Publié dans Epître de Pierre