Le roi David ne voulait pas offrir au Seigneur un sacrifice qui ne lui coûtât rien (2e livre de Samuel 24,24). Est-ce par masochisme ? Comme en écho, Jésus, dans l'Evangile, loue la pauvre veuve qui verse au trésor du Temple les quelques piécettes de monnaie qu'elle possédait pour vivre (Luc 21,4). Est-ce l'éloge de l'imprévoyance ? Ni l'un ni l'autre. Car l'Ecriture n'est source de morale qu'à travers la révélation du salut. Le salut suppose avec son nécessaire. Cela coûte au roi comme à la pauvre veuve. Selon l'expression triviale, ce qui vaut vraiment, c'est ce que l'on paie quand on paie de sa personne. Pour que l'argent serve la vie du chrétien dans son rapport au monde, il faut qu'il s'y risque en personne.
Une relation vraie à l'argent chemine entre deux attitudes mortifères opposées : la facilité et la peur de manquer ...
Etienne PERROT, 1994.
Le chrétien et l'argent entre Dieur et Mammon.
(Cahiers pour croire aujourd'hui n°13) Assas Editions, Paris, p.p 111-112
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