Thomas, notre ami - Dimanche de la « divine Miséricorde »

Publié le par Père Olivier de Framond

Actes des Apôtres 2,42-47 ; Psaume 118(117),2-4.13-15ab.22-24. ; 1Pierre 1,3-9. ; Jean 20,19-31.

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Pâques nous apprend à faire le Deuil. Pierre et les disciples l’ont connu, quand il leur a fallu être affligés pour un peu de temps encore. Un deuil n’est pas fait quand j’ai seulement « digéré » la mort de l’ami. Il ne se fait vraiment que lorsque cet ami parti réveille en moi mes sens jusqu’à le chercher en avant, non plus en arrière. Le deuil ne se fait que lorsque commence en moi une nouvelle naissance. C’est ce temps dit des « apparitions », jusqu’à l’Ascension. Un pitchoune naîtra à la Pentecôte.

A Pâques une graine a été jetée en terre, elle germe et lève et grandit, et nul ne sait comment ! Pierre et ses amis ont traversé la Passion du Christ, ça y est. La grâce cachée, c’est qu’ils ont tenu, ils ont fini par accueillir, sa Passion et sa Pâque, jusque dans leur cœur. Merci Seigneur, pour cela. Ils peuvent croire sans voir, et ils vont oser annoncer largement la joie du Ressuscité ! C’est fort, ça, non ? Est-il là encore, l’ami ressuscité, qui me fait le chercher encore et toujours et m’envoie ?

Thomas, avance ta main, mets-la dans mon côté ! Les marques des blessures demeurent, la vie est au-delà. Dieu les fait traverser, jusqu’à la joie. Blessures de la vie, blessures de la terre, le Vivant est là. L’envoi, c’est le signe d’un pardon véritable enfin accueilli. Le péché me tenait prisonnier de mes fautes et des pressions environnantes. Il me gardait tourné vers le passé, l’ami mort à jamais. Thomas, tu nous ouvres au Frère de Pâques consolateur, qui nous recrée.

Jésus ressuscité, nos portes sont verrouillées, tu viens, tu nous envoies. Une semaine plus tard, mes portes sont toujours verrouillées, tu viens, tu m’appelles à la joie de croire, de croire sans voir. Tu sais qu’un jour tes amis ouvriront leurs verrous, ils sortiront, touchés par l’Evangile, ils connaîtront que le Père t’a envoyé. Ils se reconnaîtront heureux visités que tu enverras : tu les précèdes chez ton Père et notre Père.

 

Père Olivier de Framond, image https://1.bp.blogspot.com/_TcZrBkKh0sI/S8BBYaulpsI/AAAAAAAACOI/njTRltrb3yI/s1600/stthomas.jpg

Publié dans 2016 framond