Bonne fête des mères !

Publié le par Jardinier de Dieu

A l’occasion de la fête des mères, le Jardinier de Dieu vous offre cette histoire vraie d’une femme, d‘une mère, d’une grand-mère qui souhaitait avoir une vie facile, aisée, comme souvent nous tous.

Maria a perdu sa mère dès son très jeune âge. Benjamine d’une famille nombreuse [9 enfants] dont le père était ouvrier dans une usine de tissus. Elle rêvait d’une vie mondaine. A l’âge de 18 ans, elle a fait la connaissance d’un monsieur qui travaillait chez Shell, une entreprise pétrolière, menait une « vie de luxe ». Sous les yeux de cette jeune fille, il était vraiment comme son prince charmant. Malheureusement, il était marié mais sans enfant. Un jour, Maria a découvert qu’elle était enceinte de ce monsieur. Comment faire ? L’avortement !!! Elle a utilisé des plantes abortives sans succès. Elle a mis au monde un garçon. Avec beaucoup de chance, l’enfant était normal et beau.

Quand le monsieur a su toute l’histoire, il a négocié avec sa femme pour faire entrer Maria et l’enfant dans sa famille en espérant pouvoir adopter l’enfant. Maria a toutefois choisi d’être mère célibataire au lieu de donner son enfant à ce couple. La vie d’une famille polygame n’est jamais évidente !!! 10 mois après, elle a tenté de fuir avec son enfant. Le couple a découvert cette fuite et l’a empêchée. De nouveau, le couple a proposé d’échanger l’enfant contre une importante somme d’argent mais Maria devait quitter son foyer. Face à cette situation, Maria a beaucoup pleuré. Elle ne voulait pas vendre son enfant, même si au début elle avait envisagé de se faire avorter. Elle a réussi à négocier avec ce couple de meilleures conditions de vie pour « mieux respirer » dans ce foyer, et pour demeurer à côté de son enfant.

L’entreprise où le monsieur travaillait, était en faillite après l’arrivée de Maria et de l’enfant au sein de cette famille. L’épouse du monsieur était, de plus en plus, gravement malade. Quant à Maria, elle oscillait entre rester et partir ? Partir, toute seule, elle ne se sentait pas capable d’éduquer son enfant correctement. Plus tard, pour vivre, Maria est devenue marchande des fruits et légumes au marché. L’enfant grandissait, il aidait sa vraie mère (qu’il appelait marraine, et la femme de son papa était « sa maman ») afin de faire vivre toute la famille parce que les maladies ne permettaient plus ni à son papa, ni à sa maman de pouvoir travailler.

Le père de l’enfant est mort quand Maria a eu 37 ans. Sur le marché, elle a rencontré des hommes.  Face aux propositions de refaire la vie, Maria pensait à l’épouse du père de son enfant. Elle a souffert comme Maria a souffert, mais d’une autre manière. Maria a eu un enfant, mais cette femme, elle n’avait plus personne, ni enfant, ni mari... . Après des jours de réflexion, Maria a enfin décidé de rester vivre avec « la maman » de son enfant et d’être toujours à côté de son fils. Durant cette période, à cause de la peine du deuil de ce monsieur et de la pénibilité de son travail, Maria a attrapé la tuberculose, mais par « miracle » elle s’est guérie toute seule sans médicament. Cette maladie a été dévoilée par les cicatrices sur les poumons, lors d’une radio pulmonaire prise au 78e anniversaire de Maria.

Maria a continué ainsi à vivre avec son fils, puis sa belle-fille et ses petits-enfants. Cela  a–t-il été une vie toujours facile pour Maria ? Aimer le fils demande d’aimer aussi la belle-fille. Parfois, Maria se demandait  si le Bon Dieu n’avait pas oublié de l’appeler, car elle vivait depuis longtemps. Malgré les maladies de la vieillesse, Maria est toujours demeurée souriante. Il y avait presque 3 semaines qu’elle avait été hospitalisée et elle était dans le coma. Un dimanche, Maria s’est réveillée, elle a demandé d’être baptisée. Après son baptême, elle a replongé dans le coma. Et une semaine après, un samedi soir, c’était un 8 mars, Maria a rejoint la maison du Père, accompagnée par les chapelets de son fils, sa belle-fille et ses petits-enfants.

Maria a ainsi eu 92 ans à vivre sur terre pour aimer et se faire aimer par les siens.

C’est une histoire vraie, racontée par une des petites-filles de Maria.