28e dimanche ordinaire - année A

Publié le par Père Olivier de Framond

Jésus s’adresse à des grands prêtres. Nous, moi ? Et à des pharisiens. Vous ? A des invités pour le mariage, ça parle. Vous ? Je suis invité à venir à des noces. Celles du fils d’un bon monsieur. Je suis invité ainsi à connaître la JOIE, la joie de l’Epoux, la joie du Père. Mais est-ce que je le désire ? Mes noces, chacune et chacun, nos noces, son peuple avec lui, elles sont notre joie quand elles s’inscrivent dans les noces du Fils bien-aimé avec sa création, avec nous tous. Suis-je disposé à venir ? Ou n’en ai-je rien à faire, pris par mes occupations, mes soucis, mes trucs à moi ? Dieu ne s’arrête jamais d’inviter à sa joie, aux noces de ses enfants bien-aimés en celles du Bien-Aimé ! Il invite les bons et les mauvais. Pas besoin d’être parfaits pour venir, est-ce que je réalise ! Il envoie ses serviteurs aux carrefours, aux « périphéries », appeler et chercher des amis de la Joie. Est-ce que je le vois, ici, en moi, en nous, et tout autour ? Ou bien je reste à préférer ce qui me fait gémir, me plaindre, m’inquiéter, car c’est plus facile ?
L’homme sans vêtement de noces, j’avoue que ça me laisse perplexe. Déjà c’est quoi, ce vêtement ? Les serviteurs arrivaient-ils avec tout un chargement de vêtements de noces qu’ils passaient aux invités ? Si un ne l’a pas mis, c’est peut-être qu’il hésite entre venir aux noces et ne pas venir. Il reste sur le bord, entre le refus et la jalousie pour celles et ceux qui y vont vraiment et engagent tout leur être. Alors oui, il ne peut connaître la joie. A quoi, à qui je dis oui, en venant à ces noces ? A quoi, à qui je dis oui quand nous 2, mariés, avons engagé nos noces ?
Ses noces sont celles de Pâques, sur la montagne du Golgotha, où Dieu fait disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples. L’endeuillé pleure la mort de l’ami. Aux noces de son fils, Dieu rejoint la veuve que nous sommes, sur sa montagne, Dieu pose sa main qui ôte voile et linceul. Comme à Paul, il donne l’abondance et le manque, la joie de l’Esprit dans les privations, le manque. L’homme vivant, l’épouse vivante, le peuple vivant, est celui, celle qui trouve la joie débordante dans les manques traversés, ouvert à la vie par le Ressuscité, l’Epoux de Pâques. Irons-nous à ses noces ?

Père Olivier de Framond

Isaïe 25,6-10a ; Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6 ; Philippiens 4,12-14.19-20. ; Matthieu 22,1-14.

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