2Tm 4, 6-8.16-18 avec Lui tout s’éclaire…

Publié le par Père Jean-Luc Fabre

Paul est au terme de sa vie. Il jette un regard sur le parcours déjà effectué. Il envisage aussi la suite de sa route. De l’un, il va à l’autre, en continuant à espérer l’action du Seigneur envers lui. Ce qui donne à Paul d’avancer, est le sentiment d’avoir toujours été assisté par le Seigneur. Il a fait l’expérience d’être porté par le Seigneur alors que tous les autres l’ont abandonné. Il lui a été donné de pouvoir ainsi accomplir sa mission : annoncer l’Evangile. Une vie pleine, mais ainsi une vie sans cesse donnée et reçue.
 
Paul entre dans le va et vient sans cesse renouvelé de la relation avec le Seigneur qui sans cesse lui redonne ce dont il a besoin. Son existence prend ainsi une nouvelle consistance. Il ne vit plus, il n’existe plus à partir de seulement lui mais de ce qui s’échange entre le Seigneur et lui. Cela induit en lui un sentiment de bienveillance envers tous et notamment envers ceux qui ne l’ont pas assisté. Il envisage sereinement la suite de sa trajectoire terrestre. Il espère son entrée au Ciel. Il n’espère qu’en Dieu, ce Dieu qui fait tout ce qui est bon pour lui et qui le porte. Le chant de Paul, dans le dénuement, est celui de la gloire envers le Seigneur.
 
Que ce mouvement nous guide nous-mêmes. Certes différentes sont les conditions extérieures de nos situations comparées à celles de l’apôtre mais demeure le fond de la relation avec le Seigneur, avec ce qu’il ne cesse de donner à chacune de ses créatures, et notamment à ceux qui portent parmi leurs frères la mémoire de son Fils, de son passage sur terre parmi nous. Laissons-nous porter par cette force, laissons-nous guider par elle, allons notre chemin, laissons la gloire du Seigneur se manifester.
 
Il marche avec nous tous, à travers la relation que nous avons les uns envers les autres. Que la gloire soit à lui !
 
2Timothée 4, 6-8.16-18 Me voici déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. Je me suis bien battu, j'ai tenu jusqu'au bout de la course, je suis resté fidèle. Je n'ai plus qu'à recevoir la récompense du vainqueur : dans sa justice, le Seigneur, le juge impartial, me la remettra en ce jour-là, comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire. La première fois que j'ai présenté ma défense, personne ne m'a soutenu : tous m'ont abandonné. Que Dieu ne leur en tienne pas rigueur. Le Seigneur, lui, m'a assisté. Il m'a rempli de force pour que je puisse annoncer jusqu'au bout l'Évangile et le faire entendre à toutes les nations païennes. J'ai échappé à la gueule du lion ; le Seigneur me fera encore échapper à tout ce qu'on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer au ciel, dans son Royaume. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.
Père Jean-Luc Fabre
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Les lumières du passé sont les promesses du lendemain, jusqu’à la fin de nos vies…

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