1 Co 12, 31; 13, 1-13 Hymne à la charité

Publié le par père Jean-Luc Fabre

2ème lecture du 4e dimanche du temps ordinaire C

Vivre de l’enveloppe et pour l’enveloppe qui fait passer le monde en Dieu…

 Un passage bien connu qui dit ce qui en fait nous guide profondément dans notre devenir fondamental : la charité, l’amour. Ce qui oriente mon action, mon action elle-même sont marqués de caducité, appelés à disparaître. Le point important est que toutes ces dimensions soient aussi portées par la présence enveloppante de l’amour pour que la transformation véritable, celle qui me conduit vers ma finalité. Nous avons à entrer dans cette manière de voir, pour découvrir plus pleinement ce qui compte pour notre existence véritable. L’amour est cette enveloppe qui permet les transformations profondes, les autres actions, fondations dépendent de cette première approche, de ce premier cadre, cadre qui subsistera, cadre qui transforme les être en profondeur.

Pas besoin de longs commentaires, prendre le temps comme le propose Ignace de savourer ces phrases, ces mots… pour que leur force d’incarnation nous pénètre…

 père Jean-Luc Fabre

champ-coquelicot.jpg

Le monde est appelé à devenir
un champ plein d’amours, de coquelicots rouges…

 dispute

Sachons laisser tomber toute agitation,

ancrons nous dans ce qui compte avec patience et douceur

Merci aux auteurs des photos 

 

1 Corinthiens 12, 31; 13, 1-13 

Frères,

Parmi les dons de Dieu,
vous cherchez à obtenir ce
qu'il y a de meilleur.
Eh bien, je vais vous indiquer
une voie supérieure à toutes les autres

J'aurais beau parler
toutes les langues de la terre et du ciel,
si je n'ai pas la charité,
s'il me manque l'amour,
je ne suis qu'un cuivre qui résonne,
une cymbale retentissante.

J'aurais beau être prophète,
avoir toute la science des mystères
et toute la connaissance de Dieu,
et toute la foi jusqu'à transporter les montagnes,
s'il me manque l'amour, je ne suis rien.

J'aurais beau distribuer
toute ma fortune aux affamés,
j'aurais beau me faire brûler vif,
s'il me manque l'amour,
cela ne me sert à rien.

L'amour prend patience ;
l'amour rend service ;
l'amour ne jalouse pas ;
il ne se vante pas,
ne se gonfle pas d'orgueil ;
il ne fait rien de malhonnête ;
il ne cherche pas son intérêt ;
il ne s'emporte pas ;
il n'entretient pas de rancune ;
il ne se réjouit pas de ce qui est mal,
mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;
il supporte tout, il fait confiance en tout,
il espère tout, il endure tout.
L'amour ne passera jamais.

Un jour, les prophéties disparaîtront,
le don des langues cessera,
la connaissance que nous savons de Dieu disparaîtra.

En effet, notre connaissance est partielle,
nos prophéties sont partielles.
Quand viendra l'achèvement,
ce qui est partiel disparaîtra.

Quand j'étais un enfant,
je parlais comme un enfant,
je pensais comme un enfant,
je raisonnais comme un enfant.

Maintenant que je suis un homme,
j'ai fait disparaître
ce qui faisait de moi un enfant.

Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ;

ce jour-là, nous verrons face à face.

Actuellement ma connaissance est partielle ;

ce jour-là, je connaîtrai vraiment, comme Dieu m'a connu.

Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ;

mais la plus grande des trois, c'est la charité.