1 Jn 3, 1-3 dans l’attente, ton peuple se rassemble…

Publié le par père Jean-Luc Fabre

  01 novembre 2013

« Tel un brouillard qui se déchire, ce jour… »

CFC (f. Pierre-Yves) GA 1976 LMH PTP

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Notre vie est une vie en devenir. Le meilleur de nous-mêmes est au-devant de nous, dans le secret d’un appel reçu et auquel nous nous efforçons de répondre dans notre situation présente et qui par là nous façonne. Notre temps humain prend sa vraie dimension dans cette attente, attente du Noël de l’Enfant-Dieu et de la naissance de toute chair, attente de la fin de la nuit de la souffrance et surgissement de la résurrection du Christ, attente de la venue finale du Fils dans sa gloire et attente du rassemblement de toute l’humanité dans la louange chantée envers Celui qui ne cesse de venir…

Aujourd’hui, nous attendons le devenir plénier de l’humanité rassemblée. La fin de l’histoire, l’embrasement du monde, la réconciliation jusqu’aux limites de l’univers, le chant de louange pour toute la planète, la communication en pure transparence…

Que cette attente, cette espérance nous donne, nous redonne d’être pleinement donné à ce temps présent, cheminant, devenant, espérant… Ne nous lassons pas de dire « oui » au jour quotidine, en le tournant et le retournant vers notre Dieu… Le « oui » que je pose aide mon frère à devenir lui aussi. Le « oui » que je pose hâte le surgissement de Dieu, lui offre des assises pour venir, trouver cette pierre où reposer… N’en doutons pas, vivons ainsi…

Humblement, avec les autres, je deviens, nous devenons… Peu à peu, je prends, nous prenons visage, visage de l’homme véritable, visage des enfants de Dieu, peu à peu se dessine par tout l’univers les traits du Bien-aimé…

1 Jean 3, 1-3 Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu — et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu'il n'a pas découvert Dieu.

Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est. Et tout homme qui fonde sur lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

Père Jean-Luc Fabre

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