1Co 11, 23-26 2e lecture du dimanche de la Fête-Dieu

Publié le par père Jean-Luc Fabre

Le miracle du rassemblement de l’humanité s’opère…

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Un bénévole des Petits frères des pauvres parle à une femme sur la plage de Cabourg (Bertrand Meunier/Tendance floue)

L’essentiel est dit dès le début, Paul appelle ses lecteurs : frères, il se nomme lui-même : Paul. Le reste du passage reviendra à expliciter comment cette relation entre eux est rendue possible. Une transmission s’opère ainsi qui met chacun à égalité, en relation fraternelle, chacun vit, agit à partir de ce qu’il reçoit et de ce qu’il transmet. Il est là, parfaitement lui-même, capable de parler en son nom propre aussi. Ce qui singularise la personne est cela même qui l’universalise, le relie aux autres…
Une évolution unique dans l’histoire de l’humanité se dessine de ce fait. Chacun trouve sa place véritable dans cette longue chaine de témoins qui donnent ce qu’ils ont eux-mêmes reçus, ouvrant à la fraternité universelle en Christ. Dans cette chaine, nous aussi chrétiens du XXIe siècle nous avons pleinement notre place. Ce que nous lisons dans cette première aux Corinthiens nous l’entendons à la messe, nous le vivons…
Recevons, en ce jour de fête, ces paroles en mesurant combien elles accompagnent, elles informent l’histoire des hommes, en donnant à cette histoire de s’ouvrir à la promesse de la Vie en Dieu le Père, de s’ouvrir à l’attente du retour du Seigneur et d’accepter de marcher à sa suite sur la terre là où chacun est, de s’ouvrir à l’action sans cesse renouvelée de l’Esprit Saint qui nous donne d’habiter pleinement toute situation, sans enfermement mais en se tournant et en proposant à nos frères de se tourner eux aussi vers la vraie Vie.
 
1Corinthiens 11, 23-26 Frères, moi, Paul, je vous ai transmis ce que j’ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.

Père Jean-Luc Fabre

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