1Tm 1, 12-17 la grâce de notre Seigneur a été encore plus forte

Publié le par père Jean-Luc Fabre

Paul s’adresse aux autres chrétiens d’une manière véhémente... Comment peut-il le faire s’il ne donne des éléments qui l’autorisent à parler ainsi à ses frères pour leur indiquer le chemin de vie ?… Dans cette perspective nous pouvons comprendre comment l’excès d’erreur, de péché se révèle être le lieu, pour Paul, une fois quitté, qui autorise l’adresse à ses frères. C’est d’avoir vécu, de vivre ce basculement, ce retournement qui donne de pouvoir parler à ses frères de la parole de justesse qui appelle et transmet la parole de vie…
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C’est bien ainsi que nous devons nous adresser les uns les autres pour grandir dans la foi. C’est notre autorité : parler à partir de ce basculement en nous, de cette expérience du salut… La manière dont le Pape François a demandé, juste après son élection, et ne cesse de demander que nous prions pour lui, pécheur, est bien dans ce mouvement. S’éprouver pécheur pardonné, sous la dépendance de l’action du Seigneur envers nous, est ce qui autorise une parole d’exhortation ajustée envers nos frères.
De là, Paul nous rend sensible ce que des mots comme « foi », « grâce », « péché », « pardon » peuvent signifier… Cela donne à chacun de nous de pouvoir s’ouvrir… Laissons ces mots retentir en nous, ils naissent de l’expérience vive de Paul, ils peuvent nous parler aussi… nous ouvrir à ce chemin de vie, promis à toute chair. Comprenons l’impétuosité paulinienne… Ce qui compte, pour chacun de nous, que le Seigneur fasse en nous son travail de salut, ce travail de salut en soi entrainera aussi notre contribution au salut de nos frères…
Cela se terminera par l’acte profond, final de l’homme, de tout homme, de tous les hommes, l’acte de la pure  louange envers Celui qui donne tout et qui peut tout recevoir… Le roi des siècles, le Dieu unique, le Père vers lequel il nous est donné d’aller…
1Timothée 1, 12-17 Je suis plein de reconnaissance pour celui qui me donne la force, Jésus Christ notre Seigneur, car il m'a fait confiance en me chargeant du ministère, moi qui autrefois ne savais que blasphémer, persécuter, insulter. Mais le Christ m'a pardonné : ce que je faisais, c'était par ignorance, car je n'avais pas la foi ; mais la grâce de notre Seigneur a été encore plus forte, avec la foi et l'amour dans le Christ Jésus. Voici une parole sûre, et qui mérite d'être accueillie sans réserve : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi le premier, je suis pécheur, mais si le Christ Jésus m'a pardonné, c'est pour que je sois le premier en qui toute sa générosité se manifesterait ; je devais être le premier exemple de ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle. Honneur et gloire au roi des siècles, au Dieu unique, invisible et immortel, pour les siècles des siècles. Amen.
Père Jean-Luc Fabre
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