A Marie, confions tous nos passages

Publié le par Jardinier de Dieu

vierge marie 

En Marie, l’écoute

C’est justement par son attitude intérieure d’écoute que Marie est capable de lire sa propre histoire, reconnaissant humblement que c’est le Seigneur qui agit. [...] Louange, action de grâce, joie : dans le chant du Magnificat, Marie ne regarde plus seulement ce que Dieu a fait en elle, mais aussi ce qu’il a accompli et continue d’accomplir dans l’histoire. Saint Ambroise, dans un commentaire célèbre du Magnificat, invite à avoir le même esprit dans la prière, lorsqu’il écrit : « Que l’âme de Marie soit en chacun de vous pour qu’elle exalte le Seigneur ; que l’esprit de Marie soit en chacun de vous pour qu’il exulte en Dieu. » (Expositio Evangelii secundum Lucam 2, 26 : PL 15, 1561).

 

En Marie, le souvenir

De la maison de Nazareth à celle de Jérusalem, en passant par la croix où son fils lui confie l’apôtre Jean, les étapes du chemin de Marie sont marquées par sa capacité à conserver avec persévérance un climat de recueillement, pour méditer tous les événements dans le silence de son cœur, devant Dieu (cf. Lc 2, 19-51) et pour, dans sa méditation devant Dieu, comprendre la volonté de Dieu et devenir capable de l’accepter intérieurement. La présence de la Mère de Dieu avec les Onze, après l’Ascension, n’est pas alors une simple annotation historique d’un événement du passé, mais elle revêt une signification de grande valeur, parce qu’avec eux, Marie partage ce qu’il y a de plus précieux : le souvenir vivant de Jésus dans la prière ; elle partage cette mission de Jésus : conserver la mémoire de Jésus, et ainsi conserver sa présence.

 

En Marie, le renoncement

Entre l’Ascension et la Pentecôte, elle se trouve avec et dans l’Eglise en prière (cf. Ac 1, 14). Mère de Dieu et mère de l’Eglise, Marie exerce sa maternité jusqu’à la fin de l’histoire. Confions-lui tous les passages de notre existence personnelle et ecclésiale, y compris notre ultime passage. Marie nous enseigne la nécessité de la prière et nous montre que c’est seulement par un lien constant, intime, plein d’amour avec son fils que nous pourrons sortir de « chez nous », sortir de nous-mêmes, courageusement, pour aller jusqu’aux limites du monde annoncer partout le Seigneur Jésus, Sauveur du monde.

 

 

Audience du 14 mars 2012 catéchèse de Benoît XVI

© Libreria Editrice Vaticana Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

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