Ap 21, 1-5a La nouveauté, la vraie...

Publié le par père Jean-Luc Fabre

2e lecture du 5e dimanche de Pâques, année C, 24 avril 2016

Un mot qui vient et revient en ce cinquième dimanche de Pâques, celui de « nouveauté ». 

Cette nouveauté réside dans la manière nouvelle de se situer à partir de la signification reçue et comprise de la Résurrection du Seigneur. Un processus long, un processus unique, auquel nous sommes tous invités dans l’étendue entière de l’histoire de l’humanité. C’est la vraie nouveauté de l’histoire humaine, puisque nous n’évitons pas la mort comme le fait le progrès médical et qui nous maintient sur cette rive, mais qu’il nous est donné, par la Résurrection du Seigneur, de passer sur l’autre rive, d’aller au-delà de la mort, cette mort qui pèse d’une manière fondamentale sur l’aventure humaine en son ensemble. 

Jean a, parmi les premiers chrétiens, su peser la signification pour l’humanité entière de ce passage qui ne cesse de se vivre depuis la Résurrection du Seigneur en bien des vies. Le monde, le cosmos en sont impactés, la manière d’habiter, de vivre, d’être pour les hommes en sont renouvelés. Dieu demeure avec nous d’une manière toute nouvelle, sa présence si longtemps attendue, espérée est maintenant réalité quotidienne et en cours d’intensification, pour des personnes, pour des groupes d’êtres. Dieu, en son plein mystère, est perçu comme toujours plus présent pour celui qui chemine. Cela est vrai et sensible dans bien des existences singulières. Ainsi Saint Ignace a vécu d’une présence toujours plus intense, au fur et à mesure de son avancée dans la vie, jusqu’à sa mort, le 3 juillet 1556… Dès lors, toutes les tristesses, toutes les larmes s’estompent devant cette présence, présence qui rejaillit sur l’ensemble de nos relations, nous entrainent à vivre en tout de cette présence, de cette réconciliation, de cette gratuité. 

C’est bien le chemin sur lequel nous marchons aujourd’hui. C’est bien la réalité profonde de notre situation. Que le Seigneur réconforte nos cœurs, nous accompagne en chacun de nos mouvements, pour que nous sachions entrer dans cette réalité nouvelle, de la présence du Christ Ressuscité avec nous, que nous sachions, de là, signifier, simplement et généreusement, cette réalité nouvelle pour l’ancien monde dans lequel nous continuons à être, que nous sachions lui donner pleinement droit de cité entre nous… 

Que l’Esprit généreux nous soutienne !   

Apocalypse 21, 1-5a Moi, Jean, j'ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et il n'y avait plus de mer. Et j'ai vu descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux. Et j'ai entendu la voix puissante qui venait du Trône divin ; elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront son peuple, Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort n'existera plus ; et il n'y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu. » Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. »

enfant-ecole.jpgSoyons comme cet enfant ouvert à ce qui advient, il va à l’école ses deux bras ouverts avec l’aide de son père et de sa mère, de même nous allons ouverts, à la nouveauté, aidés par Notre Seigneur et l’Esprit Saint.

 

père Jean-Luc Fabre

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