En allant vers nous, elles nous invitent à aller vers elles

Publié le par père Jean-Luc

3-fleurs.jpg

  Aujourd’hui, en la solennité de la Sainte Trinité, nous sommes à un de ces sommets de l’année liturgique, nous donnant de voir les autres au loin : Noël, Pâques, le Christ Roi de l’Univers (il y en aurait bien d’autres à envisager), nous donnant aussi de trouver en cette contemplation l’énergie pour rejoindre les autres sommets.

Ecoutons à nouveau l’oraison de ce jour, son orientation nous donnera de saisir la perspective des choix scripturaires de cette année, de caractériser ce sommet où nous nous trouvons rassemblés.. « Dieu notre Père tu as envoyé dans le monde ta Parole de vérité et ton Esprit de sainteté pour révéler aux hommes ton admirable mystère ; donne-nous de professer la vraie foi en reconnaissant la gloire de l’éternelle Trinité, en adorant son unité toute-puissante ».

Cette oraison part du constat d’une réalité qui assure la base pour la suite de l’oraison, où surgira la demande que nous formulerons. Le constat le voici : le Père a envoyé le Fils, sa Parole de Vérité, son Verbe ainsi que son Esprit. Ne sommes-nous pas, en effet, juste après le temps pascal où le Fils après avoir souffert sa Passion a été ressuscité, puis élevé dans la Gloire permettant l’arrivée de l’Esprit, le jour de la Pentecôte. Dans quelle perspective tous ces événements du salut, étroitement liés les uns aux autres ? Dans la perspective de révéler le mystère divin, c’est-à-dire ce que Dieu est en lui-même, en dehors du monde où nous nous trouvons, où nous saisissons un premier sens dans l’existence que nous y menons, cela est normal sinon cela ne serait pas un monde.

Assurée de cette base qui situe Dieu, son Mystère, le Monde, la révélation mondaine par le Verbe et l’Esprit, la prière se poursuit par une demande : « donne-nous » ? Donne-nous quoi ? De professer la vraie foi, c’est-à-dire ? Lisons plus avant l’oraison : de reconnaître la gloire de l’éternelle Trinité, d’adorer son unité toute puissante. Cela veut dire logiquement qu’à travers les actes et les paroles du Christ, les manifestations de l’Esprit, il nous est possible en les travaillant, en les liant dans un acte de foi d’y reconnaître la révélation, la manifestation du mystère trinitaire de Dieu en lui-même qui à travers cela se laisse reconnaître. Une chose peut être rajoutée : cette révélation de la gloire de Dieu, la gloire c’est lorsque quelqu’un se révèle comme il est, cette révélation donne de percevoir dans le même mouvement de la révélation des trois personnes, l’unité intime qui règne entre les trois personnes, l’unité d’amour.

Publié dans oraison