D'où vient le mal ? Comment vivre avec le malheur ?

Publié le par Jardinier de Dieu

Jacques 4, 1a  : d'où viennent les guerres, d'où viennent les conflits entre vous ?

La question sur le mal est-elle soluble ? Lisez un extrait du livre "Le rêve de Jérusalem", Entretiens avec Georg Sporchill, DDB, 2009 du cardinal Carlo Maria Martini :

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« Nous autres chrétiens croyons que tout est créé à partir de l’amour. Dès lors, d’où vient le mal ? Pourquoi y a-t-il tant de souffrances ? »

Lorsque je regarde le mal qui existe dans le monde, cela me coupe le souffle. Je comprends les gens qui arrivent à la conclusion que Dieu n'existe pas. C'est seulement lorsque nous regardons le monde, tel qu'il est, avec les yeux de la foi que quelque chose peut changer. La foi éveille l'amour ; elle nous conduit à nous engager pour d'autres. Le don de soi fait naître l'espérance malgré la souffrance.

La question de l’origine du mal, pas un homme ne peut y répondre. Mais il y a des approches possibles : Dieu a donné la liberté à l’homme. Il ne veut pas de robots, pas d’esclaves ; il veut des partenaires. Les partenaires répondent par oui ou par non aux offres qui leur sont faites ; ils aiment ou  n'aiment pas, ils ne sont pas contraints. Avec la liberté, cependant, naissent aussi les difficultés. Nous pouvons dire non, y compris à l'amour de Dieu, y compris au bien.

« Comment pouvons-nous vivre avec la souffrance et le malheur. »

Lorsque je fais face au malheur et trouve le courage de m’en occuper, il se produit une dynamique à la suite de laquelle les malheureux deviennent plus heureux et les heureux plus reconnaissants. Ils sentent tout ce qu’ils peuvent faire. Ils ne disent pas d’une manière résignés : C’est comme cela, on n’y peut rien.

Une grande  part du malheur que nous connaissons provient des hommes. Cela nous contraint à réfléchir au plan politique et à lutter pour la justice, pour la place des enfants, des personnes âgées et des malades, contre la faim, contre le sida. Nous autres humains pouvons accomplir beaucoup de choses positives avec les moyens et mes possibilités qui permettent de fabriquer des armes et de mener des guerres. Nous pouvons employer les mêmes moyens à d’autres fins, à des fins meilleures. Il ne suffit pas de demander : « Pourquoi mon Dieu, cela existe-t-il ? » nous devrions également demander : « Quelle est ma part dans tout cela et comment puis-je, moi, changer la situation ? » Et encore : « A quelle restriction, à quel renoncement suis-je disposé afin que quelque chose change ? »

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