Demander pardon

Publié le par ULTD & ltd

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  « Pardon » est un mot sublime et pourtant peu de gens aiment le dire, à moins que ce soit par courtoisie et sans y penser vraiment. Car demander pardon signifie qu’on accepte d’être plus mauvais que celui à qui l’on demande pardon. Il faut donc être humble pour pouvoir demander pardon. Or, il suffit de demander sincèrement pardon pour remettre toutes choses en place et dissiper immédiatement la tension qui existe entre deux personnes. En effet, en demandant pardon, on reconnaît avoir tort et que l’autre a raison; cette reconnaissance valorise l’autre, qui ne se sent plus blessé ou offensé et n’a donc plus de raison pour ne pas pardonner.
Ainsi, en demandant pardon, il ne faut pas chercher à se justifier, car se justifier c’est vouloir dire en quelque sorte qu’on n’avait pas de faute et que l’autre a mal compris, ou que tous les deux étaient plus ou moins fautifs. On peut donc blesser l’autre car c’est comme si on le critiquait ou l’accusait. D’ailleurs, si l’on demande pardon sans se considérer comme fautif, sur quelle base l’autre peut-il nous pardonner? Et si l’autre est persuadé qu’il n’a pas mal compris ou qu’il n’a fait aucune faute, demander pardon en voulant se justifier ne fait qu’aggraver les choses.
De plus, si l’on est convaincu que l’autre a bien une part de la faute mais on comprend que ses capacités ne le permettent pas d’en être conscient, on a intérêt à lui demander pardon le premier. C’est ainsi que le conflit entre les deux peut se résoudre et qu’on aura la chance de l’aider à mieux discerner les choses, s’il le faut. Bref, c’est seulement quand on ne pense plus à soi et à se défendre, mais à l’autre, qui est blessé à cause de notre offense, que notre demande de pardon est sincère et apportera de bons résultats. Autrement, il vaut mieux se taire que de s’excuser.
Apprenons l’humilité chez Jésus pour être prêts à nous abaisser et demander pardon après avoir reconnu que nous avions offensé quelqu’un par nos actes, nos paroles ou par indifférence. Nous offensons les autres sans doute plus que nous le croyons, car qui peut prétendre vivre la charité à perfection? Loin de nous dévaluer, notre abaissement ne fait que nous élever, bien que nous ne le recherchions pas et ne devions pas le rechercher car « qui s’élève sera abaissé ». En effet, notre capacité de nous abaisser montre que nous avons une grande force intérieure que Dieu seul peut nous donner. Et si nous arrivons à suivre l’exemple du Christ pour nous abaisser, nous devons savoir que notre prétendu abaissement n’est que la grâce accordée par Dieu de nous désillusionner sur nous-mêmes et de retourner accepter en vérité l’état de misère où nous nous trouvons. Notre abaissement n’en est donc pas un au sens propre du terme et n’a rien à voir avec celui du Christ, qui est Dieu et qui ne connaît pas le péché en Lui.
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