En contemplant l'Enfant-Jésus ...

Publié le par ULTD & ltd

enfant-jesus.gifUn bébé né dans une crèche, un fils de charpentier, un errant ayant pour amis des pêcheurs et pécheurs, un blasphémateur bafoué, maltraité, crucifié à mort, voilà les visages de Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur du monde, du début à la fin de sa vie terrestre. Que nous dit ce choix de Dieu de s’incarner sous ces aspects de faiblesse, de pauvreté et de défaite, qui inspirent le rejet, le mépris et le découragement?

Si Dieu a voulu s’incarner sous cet extérieur rabaissant, Il veut sans doute nous rappeler que c’est notre intérieur qui compte à Ses yeux (1Sm 16,7). En effet, notre cœur est le temple où Dieu demeure et veut nous rencontrer. Toute la valeur de notre personne réside en notre cœur, c’est pourquoi quels que soient notre extérieur ou nos conditions, nous avons la même valeur car Dieu habite en nous tous. Toutefois, il dépend de chacun de nous de ne pas ternir cette valeur en demeurant à notre tour en Dieu. De plus, Dieu veut nous montrer sa prédilection pour les pauvres, les faibles et les pécheurs. Il proclame heureux les pauvres (Lc 6,20), voire les pauvres en esprit (Mt 5,3). Il déclare qu’Il est venu pour les malades et les pécheurs (Mc 2, 17) et que les publicains et les prostituées précèdent même ceux qui se croient justes dans le royaume de Dieu (Mt 21, 31). Ainsi, Jésus nous enseigne à ne juger personne, à avoir de la compassion envers les faibles, pauvres, marginalisés, etc. et à leur venir en aide.

Dieu nous invite aussi à réexaminer notre façon d’évaluer ce qui est bien et ce qui est mal. La puissance et la richesse que nous recherchons souvent, peuvent nous assurer une vie temporelle réussie. Cependant, elles peuvent également nous détourner de la vie spirituelle, donc du besoin de Dieu, qui est pourtant le Dispensateur de cette puissance et cette richesse. Ne voyant plus la place de Dieu dans notre vie, qui doit être la première dans l’ordre établi, nous nous érigeons facilement en Dieu pour instaurer nos propres normes de jugement, auxquelles nous assujettissons toutes choses. Ce qui nous éloigne encore plus de Dieu, voire nous oppose à Lui. Par contre, la faiblesse et la pauvreté nous mettent dans une situation où il nous impossible de nous fier à nous-mêmes, et par conséquent, il nous est plus facile d’avoir recours à Dieu.

Cependant, pour que la faiblesse et la pauvreté deviennent des opportunités de rencontre, de conversion, bref, de grâce pour nous, il nous faut être humbles pour les accepter en nous. Car c’est en étant conscients qu’il y a des « creux » en nous que Dieu seul peut combler, que nous puissions attirer les grâces de Dieu sur nous en les Lui demandant. La faiblesse, la pauvreté et la défaite peuvent donc déboucher sur l’humilité, qui est à l’opposé de l’orgueil et qui nous ouvre toutes les portes pour accéder au cœur de Dieu. En effet, Dieu aime les humbles, non parce qu’Il est content que nous nous abaissions devant Lui, mais c’est ainsi qu’Il peut nous sauver, car nous Lui montrons que nous Le reconnaissons comme Père en qui nous avons confiance, et qu’Il a notre « autorisation » d’intervenir dans notre vie.

Préparons notre cœur pour accueillir l’Emmanuel qui vient et demandons à Dieu de nous faire entrer dans sa vision et que l’Enfant-Jésus dans la crèche nous attire vers ce qui est faible et pauvre et que nous soyons humbles comme Lui, car c’est bien ainsi qu’Il est en relation constante avec son Père.

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