En passant par Marseille ...

Publié le par père Jean-Luc

En passant par Marseille... souvenons-nous de l’eau qui est appelée à couler... pour tous


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Vous l’avez peut-être déjà lu mais nous sommes heureux de vous faire connaître le 6e Forum mondial de l'eau qui se tient à Marseille en ces jours du 12 au 17 mars. Un grand nombre de personnes [20 000 personnes de plus de 140 pays...] vont y participer, mettre en commun leurs expertises, leurs approches.

 

Nous connaissons l’enjeu de disposer de l’eau potable pour que chacun sur cette terre puisse avoir des conditions de vie plus acceptables. Au mois de Février 2012, nous avons prié avec le Saint Père à cette intention. Aussi nous ne pouvons que nous réjouir si des concertations mondiales débouchent maintenant sur des actions concrètes après le temps du diagnostic.

 

Dans l’action, l’humanité peut se rassembler, s’éprouver comme capable, aller vers sa vocation... Mais l’action est toujours aussi le temps du marchandage, du profit... Cela crée les conditions d’un discernement. L’enjeu actuel semble celui d’une marchandisation de l’eau par les multinationales...

 

Cela nous fait rebondir sur un enjeu actuel plus vaste qui consiste à (ré)-apprendre à considérer les biens communs de l’humanité... comme propriétés de tous. Une piste pour entrer dans cette logique de biens communs partagés consiste à modéliser aussi des démarches économiques avec but lucratif mais prenant en compte d’autres attentes. Ainsi, le groupe Danone avec Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix 2006 dans le cadre de la Grameen Danone Foods développe des approches nouvelles. Il s’agit de produire et de commercialiser des produits laitiers d’une manière rentable économiquement mais étant accessible aux plus pauvres... Le numéro 2 du groupe Emmanuel Faber développe un discours engagé sur ces questions. Cela marche.

 

Voilà quelques signes qu’un combat se déroule actuellement pour que la vie soit reconnue, aimée, servie, respectée, qu’il y a des moyens concrets pour mener ce combat, que nous ne sommes jamais contraints au simple renoncement de forces extérieures, celles du marché ou de l’idéologie... Le possible est toujours là ouvert. L’homme peut se sauver, s’il se met à l’écoute de la parole de Dieu qui parle à son cœur.

 

Le temple de la nature n’est pas là pour devenir un repaire de brigands... mais le lieu de la pleine vie commune... pour tous, de l’échange fraternel.


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