Mc 1, 21b-28 ou Lc 4, 31-37 Sors de cet homme !

Publié le par Marceline

 

Mardi (22ème semaine du temps ordinaire) (Luc 4, 31-37)  ; mardi 10 janvier 2012 (Marc 1,21b-28.)

Peu de temps après mon mariage, j’ai découvert la barbarie de mon mari, mais j’ai toujours nourri l’espoir de le voir changer. Pour un rien, je subissais constamment la violence verbale et physique. Au fil des années, cette situation ne s’est pas améliorée. Elle a empiré avec son ascension professionnelle et donc social, et lui procure également une aisance financière.      

Pourtant, dès les premières violences conjugales, j’ai voulu quitter mon foyer. Malheureusement, à chaque regret et pardon de mon mari, je succombais encore à son charme jusqu’à porter cinq enfants de lui.

Cet enfer dure depuis plus de 20 ans et nos enfants innocents sont témoins des scènes terribles entre mon mari et moi.

Un soir, après une violente bagarre, où j’étais entre la vie et la mort, j’ai réussi à téléphoner à ma grande sœur. En pleurs, et péniblement, je lui ai avoué mon calvaire que je taisais depuis trop longtemps. Elle m’a écouté longuement. J’entendais ses pleurs au bout du fil. Ma sœur, une femme de prière, m’a conseillée d’essayer de dormir et que la nuit nous porte conseil. Le lendemain, nous avons décidé de remettre ce problème entre les mains du Seigneur et de lui faire entièrement confiance. Dès ce jour, je me suis mise à prier. Il faut dire que je me rendais à l’église les dimanches pour faire comme tout le monde. J’avais oublié le sens de mon baptême que jadis j’ai reçu. Alors j’ai décidé de me tourner définitivement et uniquement vers Dieu et son fils Jésus pour m’éclairer et guider ma décision. Pour une fois le divorce, une des solutions envisagées ne me faisait plus peur. Ma sœur m’a été d’un grand secours. Pour renforcer ma prière, nous avons convenu des rendez-vous de prière ensemble. D’un continent à l’autre, au téléphone, à l’heure prévue nous nous mettions en prière, et régulièrement pendant deux mois.

La bible était devenue ma nourriture. Un jour, en lisant ce passage :


Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,21b-28.    
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.     On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier :     « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. »     Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. »

L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.     Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. »   Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.

 

J’ai eu le sentiment que le Seigneur me dictait ma conduite face à la violence de mon mari. Les jours suivants, pendant ma prière, j’ai dit à Jésus que je voulais avoir son autorité pour faire sortir le démon « Violence » de mon mari. On aurait dit qu’une voix me murmurait de me convertir. Mais comment ? L’Esprit Saint me le ferait savoir au moment précis.

Les jours passaient et je continuais à prier. Désormais, Je ne trouve mon réconfort que dans la prière. Maintenant je réponds aux insultes de mon mari que par des chants de gloire à Jésus et non plus par des lamentations, des pleurs ou même des injures quand je peux en placer une sans recevoir des coups (les femmes ont parfois des paroles acerbes). Cette attitude le déstabilise.

Un matin, lors d’un assaut de mon mari vers moi, j’ai crié très fort : « Jésus, mon sauveur, arrête la main de cet homme méchant ! »

Ce cri arraché de mes tripes si fort, si puissant a figé la main de mon mari en l’air pendant quelques secondes. Ensuite, il a reculé en disant que je suis rentrée dans une secte, puisque j’appelle Jésus à tout moment.

J’étais la première surprise. Mais très vite j’ai reconnu l’intervention de Jésus. Pour moi, C’est la puissance de Jésus qui s’est manifestée. Il a stoppé net la main de cet homme. Il m’a sauvé d’une nième bastonnade.

Oh oui, j’ai savouré ma victoire, la victoire du Christ ressuscité en moi, l’autorité de la Parole de Dieu sur le mal. Plus personne ne me fera douter de la puissance qui réside dans le nom de Jésus. J’ai entonné un chant de gloire à Jésus et je me suis retournée, balançant mon corps et l’ignorant.

Ce jour, mes enfants et moi, avons loué Jésus. Nous n’avons jamais autant dansé à la gloire de Jésus.

Cette petite victoire m’a donné du courage et confiance en Dieu. Et j’ai compris que peu à peu, avec l’aide de Dieu je vaincrai le diable. Je veux garder la famille unie. Je sais que le chemin est long, mais je ne suis plus seule au combat. Pardonne-moi Seigneur d’avoir tardé à te confier ma vie.      

Je pense beaucoup aux gens battus (femme comme homme). A ceux-ci, je voudrais dire que personne n’a le droit de poser la main sur vous. Soyons digne d’être enfants de Dieu. Aucune personne n’a le droit de nous frapper. Levons notre tête vers le ciel pour louer Dieu, pour dire aux tortionnaires que nous sommes prêts à leur pardonner. Que Dieu les guérisse ! 

Publié dans Notes de vécu