Il a pris notre condition humaine

Publié le par Jardinier de Dieu

Dans ces quelques lignes, nous pouvons trouver la réponse de la foi en Jésus Christ à cet incontournable de la condition humaine, cette finitude qui est marquée par la mort et la souffrance. Elles prennent appui sur l’expérience spirituelle du père carme Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus [Henri Grialou (1894-1967)], prédicateur, directeur spirituel, écrivain, responsable dans l’Ordre du Carmel, et fondateur de l’institut Notre-Dame de Vie. Par son itinéraire intérieur et son engagement dans l’Eglise, le père Marie-Eugène est un guide averti sur les chemins de la vie humaine.

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Un incontournable de notre condition humaine...

Si le carême nous prépare à Pâques, nous n’y arriverons qu’en passant par la Semaine Sainte. Notre société contemporaine a raison de vouloir éliminer la souffrance, ou du moins la soulager : c’est ce qu’a fait le bon samaritain de l’Evangile, il est le modèle choisi par Jésus pour concrétiser l’amour du prochain. Aimer les autres, c’est en particulier soulager leurs souffrances. Mais il faut être réaliste, cela ne supprimera pas la souffrance. Elle une composante de notre condition et nous sommes ou nous serons tous confrontés à la souffrance avant de connaître la mort. Comment vivre cela ?  

 

Jésus n’y échappe pas...

L’Evangile de Jean est impressionnant sur ce point : Dieu a tellement aimé le monde qu’il a envoyé son Fils pour qu’il aime jusqu’au bout. « J’aime le Père… je vous ai aimés… ». Et Jésus n’a pas évité ce qui nous angoisse tant : la souffrance et la mort. Au lieu de les supprimer, il les a « fécondées » en en faisant le lieu de son plus grand amour, pour le Père et pour nous. Le Catéchisme de l’Eglise Catholique (n. 2606) commente ainsi le dernier « grand cri » de Jésus quand « il expire en livrant son esprit » : « Toutes les détresses de l'humanité de tous les temps, esclave du péché et de la mort, toutes les demandes et les intercessions de l'histoire du salut sont recueillies dans ce Cri du Verbe incarné.

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Le Père lui répond...

Voici que le Père les accueille et, au-delà de toute espérance, les exauce en ressuscitant son Fils » et en nous unissant à lui dans l’espérance de notre propre résurrection. Dans sa souffrance et dans sa mort vécues jusqu’à l’extrême de l’amour pour son Père et chacun de nous, Jésus présente au Père toutes les détresses de l’humanité. Ces détresses, présentées par le Christ, sont accueillies par le Père qui les retourne en don de l’Esprit dès aujourd’hui et en promesse de résurrection pour demain. C’est là notre espérance, c’est là aussi notre mission […] de s’unir au Christ pour présenter au Père « toutes les détresses de l’humanité » et obtenir que l’Esprit renouvelle la face de la terre.

Le carême à l'école du père Marie-Eugène http://www.zenit.org/article-30315?l=french

photo 1 http://www.cvm.qc.ca/ccollin/conception/images/cond_hum1.jpg

photo 2 (père Marie-Eugene) http://www.notredamedevie.org/IMG/png/pme150-218.png

Publié dans Pensée du jour