Intention de prière générale du pape pour juillet 2012

Publié le par Jardinier de Dieu

« Pour que tous puissent avoir un travail et l'effectuer dans des conditions de stabilité et de sécurité » nous appelle à prier notamment pour les entrepreneurs, qui sont parmi les premiers à pouvoir y contribuer. Voici le témoignage de l’un d’entre eux, nous pouvons faire nôtre son souci du bien commun de son entreprise et par là mesurer l’enjeu mis en avant par l’intention de prière du Pape de ce mois de juillet…

travail

Nous savons tous que la conjoncture économique internationale présente bien des aléas. La pérennité du travail en certains pays est en jeu pour beaucoup. Il est bien triste qu’en France, il y ait des gens qui n’osent pas prendre de vacances cet été à cause de la précarité de leur emploi. Comment peut-on créer des emplois ? Et comment obtenir la pérennité de l’emploi ? De mon point de vue du responsable d’entreprise, je pense que pour créer les emplois, il faut surtout susciter des entrepreneurs.  Dans le cadre de ce bref témoignage, je présente ma réflexion sur la pérennité de l’emploi : en disant ce qu’il me semble devoir être mis en œuvre par le responsable d’entreprise… cela dit les qualités requises, les attitudes à rechercher pour cet être humain particulier qu’est le chef d’entreprise…

 

A la base de tout…

Après quelques années comme dirigeant d’une entreprise privée dans le domaine des nouvelles technologies (informatique), je pense que l’emploi pérenne passe par trois dimensions :

  1. Une Vision éclairée de l’entrepreneur sur ce qui pourrait marcher à moyen terme (là où il y a de débouchés ; il faut savoir prévoir et anticiper les besoins de ses futurs clients connus ou à découvrir)
  2. Une Délégation réelle aux collaborateurs : l’entrepreneur doit confier réellement à ses collaborateurs une partie de la destinée de la société, chacun a ses compétences et ses responsabilités… cette confiance permet l’initiative de chacun, créatrice de valeur.
  3. Une Culture de la modération au sein de l’entreprise qui promeut ainsi la tempérance à l’égard de ce que chacun demande à la société comme salaire, avantages... en commençant par le dirigeant et le propriétaire. Réciproquement, l’entreprise doit aussi demander à chacun de contribuer à partir de ses capacités réelles. Ceci implique une organisation qui n’existe pas en elle-même mais qui doit toujours chercher à s’inventer pour s’ajuster aux collaborateurs comme ils sont.

Savoir gérer ses tensions personnelles

A partir de cette base (vision, confiance, équilibre des demandes réciproques), il faut bien voir que l’entrepreneur rencontre des tensions qu’il doit savoir dépasser au jour le jour dans sa propre personne :

  • Les limites de son savoir personnel à contrebalancer : seul l’entrepreneur ne peut pas avoir une vision très large, il n’est pas compétent dans tous les domaines qui concernent la vie de l’entreprise tels que : le juridique, la fiscalité mais il y en a bien d’autres… Ceci demande de savoir s’entourer de professionnels ayant un esprit de service ; savoir écouter ; savoir faire preuve d’humilité…
  • L’équilibre du développement de l’entreprise est à réajuster sans cesse au quotidien : la recherche d’un axe de développement pour l’entreprise n’est jamais facile. Il s’agit de savoir harmonieusement résoudre les problèmes du court terme, tout en mettant en place les projets du moyen terme, sans oublier de se projeter dans le long terme. Tout cela demande de prendre, en son âme et conscience, de consacrer du temps pour des décisions sur des questions apparemment inutiles pour beaucoup dans l’entreprise, car, de prime abord, bien éloignées du présent, ou, au contraire de savoir consacrer de l’énergie  pour des solutions immédiates qui concernent la vie présente de la communauté de travail.
  • Être humble, savoir prendre des décisions de manière opportune, sans être jamais assuré de la justesse de celles-ci… L’oxygène de tout, c’est la confiance dans l’avenir de l’entreprise, la confiance totale en chaque collaborateur, la confiance en soi aussi.  

Et moi, personnellement, alors dans tout cela…

Faire le maximum pour le développement de l’entreprise signifie, pour moi, avant tout de contribuer à rendre assuré chaque collaborateur dans sa fonction, de permettre à chacun, chacune dans l’entreprise de pouvoir contribuer au produit final et au service final que la société doit fournir. Je suis baptisé. Dans le milieu professionnel, en tant que dirigeant, je ne voudrais jamais imposer ma foi, ma conviction à mes collaborateurs. Pourtant, ce que je crois, j’essaie de le mettre en œuvre par des mesures concrètes au service de la vie de l’entreprise. Je sais que la réussite à 100% n’existe pas sur cette terre, néanmoins de tout cœur j’espère toujours qu’avec tous les membres de l’entreprise je contribuerai du mieux possible au développement et à l’épanouissement de chaque employé.

  Interview de  John Leach Von G.
Réalisé par Jardinier de Dieu
photo http://libertaire.pagesperso-orange.fr/img-cst/travail.gif

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