Partager l'article ! Intention missionnaire de prière du Pape, juillet 2012: Pour que les volontaires chrétiens, présents dans les territoires de missio ...
Samedi
Ste Trinité : Prière d'ouverture ; Dimanche ; PU 26 mai 2013, Sainte Trinité
PU 26 mai 2013, Sainte Trinité
Prière d'ouverture ; ; Actes des apôtres ; 2e lecture ; Dimanche Pentecôte ; Prière Universelle de la Pentecôte
Le mois de mai, prier avec le Rosaire
« L’amour pour la Madone est une des caractéristiques de la piété populaire qui demande à être valorisée et bien orientée. C’est pour cela que je vous invite à méditer le dernier chapitre de la Constitution du Concile Vatican II sur l’Eglise, Lumen Gentium, qui parle justement de Marie dans le mystère du Christ et de l’Eglise. Là on voit que Marie « avança dans le cheminement de la foi ». Lors de cette Année de la foi je vous laisse cette icône de Marie pèlerine qui suit le Fils Jésus et qui nous précède tous sur le chemin de la foi ».(pape François, 05 mai 2013) …
L’important, c’est la rencontre avec Jésus ...
Réfléchissons : quand nous avons trop confiance en nous-mêmes, nous sommes plus fragiles, plus fragiles. Toujours avec le Seigneur ! Et quand on dit « avec le Seigneur », cela signifie avec l’Eucharistie, avec la Bible, avec la prière… mais aussi en famille, avec notre maman, avec elle aussi, parce c’est elle qui nous amène au Seigneur : elle est notre mère, elle sait tout. Et donc prier aussi la Vierge Marie et lui demander, comme à une maman, qu’elle me rende fort. Voilà ce que je pense de la fragilité, c’est en tous cas mon expérience. Ce qui me rend fort, chaque jour, c’est de prier le chapelet avec la Vierge Marie. Je sens une force très grande parce que je vais à elle et je me sens fort. (pape François, 21/05/13)
Pour que les volontaires chrétiens, présents dans les territoires de mission, sachent témoigner de la charité du Christ.
Témoignage d’un Jeune du Service de Volontariat International (JVI)
« Volontaire jésuite à Tacna, dans le désert sud-péruvien, dans un centre éducatif accueillant des enfants en
situation de risque », voilà en très rapide ce que je suis maintenant. Que signifie cela ? Qui suis-je ? Quel est mon travail ? Quelles sont mes difficultés et mes joies ? En quoi, je me sens
grandir dans cet environnement ? Tant de questions sur lesquelles je n’ai pas encore beaucoup de réponses ; tant de questions qui peuvent paraitre très abstraites lorsque l’on ne se donne pas le
temps d’y réfléchir, le temps de pouvoir faire une pause, une halte d’une grande importance dans une expérience de déracinement, d’exil ; dans une expérience qui me demande une telle confiance en
Dieu qu’elle remet en cause ma foi et mon histoire ; une expérience qui remet en cause mes choix passés et ceux de demain.
Nous voilà au début de l’année scolaire au Pérou et après quelques changements dans mes fonctions au fur et à mesure des découvertes, de la culture, des enfants, du centre, de la communauté jésuite, je suis actuellement :
Je rentre plus ou moins dans la deuxième année de mon volontariat, étant arrivé en mai 2010, les vacances scolaires en février ont été l’occasion de me reposer et de faire un bilan sur cette première année. Avec l’aide, en plus d’un voyage touristique et de la présence d’une amie française, d’une semaine de retraite spirituelle d’exercices ignaciens.
Lors de mon départ en mai 2010, en plus de la boule au ventre à l’aéroport, j’étais nourrit d’une grande excitation, l’ivresse de l’inconnu, ce sentiment qui donne le courage de quitter un passé connu pour un futur totalement fantasmé et idéalisé. Mon arrivé sur le continent sud-américain, remplit d’une force et d’une foi dans ce qui allait suivre.[…] Ma première année est donc remplie de l’alternance entre joie et confiance et tristesse et désespoir. […]
Non, tout n’est pas devenu plus simple ou plus rose, je ne parle toujours pas un espagnol exceptionnel, je suis toujours en manque de soirées tranquilles avec famille et amis, le climat breton me parait de plus en plus un lointain souvenir, le désert reste poussiéreux et rempli de chiens errants, les difficultés d’une partie de la population péruvienne restent toujours très préoccupantes et difficilement surmontables, les enfants abandonnés restent abandonnés, l’échec scolaire est aussi violent qu’hier, l’organisation du pays me parait toujours aussi bancale, les jeunes doivent toujours travailler dur pour s’extraire de la promesse d’un avenir difficile ; mais il est une chose qui a changé, une grâce donnée par Dieu pour se donner avec plus de foi et d’espérance, avec toujours plus d’admiration et de louange : mon regard. Et ce nouveau regard me permet d’être toujours hilare de voir le petit Dannex (7ans) essayer de m’arnaquer avec le rangement de sa chambre, épuisé mais heureux de terminer une partie de foot endiablée où nous avions misé le lavage de notre vaisselle, préoccupé par la situation de José qui, avec ses difficultés familiales, pense que tout conflit se règle dans la violence, émerveillé d’écouter la sampoña de Porfirio, couper les cheveux de Royer cherchant la coupe péruvienne la plus fashion (et entre nous, c’est pas si simple), bref l’expérience n’est pas terminé et elle chemine bien, rarement comme je l’avais imaginé, mais toujours dans la bonne direction.
Denis du 28 mars 2011
( http://unrouxauperou.wordpress.com/)
photo http://www.linternaute.com/voyage/amerique-du-sud/photo/le-perou-sur-les-traces-des-incas/image/oasis-plein-desert-471200.jpg