Jn 13,31-33.34-35 Aimer comme Jésus

Publié le par Père Jean-Luc

Les lectures de la messe du 5ème dimanche du temps pascal (02 mai 2010)

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,31-33.34-35.

Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ; et il la lui donnera bientôt. Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs : Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres. »

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

 

Depuis ce moment de l’appel du « bon pasteur », nous avons, nous sommes, chacun de nous, appelé par notre nom. Cet appel retentit au plus profond de notre être, nous révèle à nous-mêmes. Nous pouvons faire l’expérience, extraordinaire et simple à la fois, que d’aller vers le Seigneur, c’est aussi aller vers soi-même. La vie se donne, se manifeste, se révèle alors pour ce qu’elle est, elle se révèle comme mise en relation fluide entre intérieur et extérieur. Si je la perçois, l’éprouve ainsi, je trouve de fait ma juste place. J’apprends à exister vraiment de cette relation et dans cette relation, humblement et joyeusement… sans préoccupation.

Voilà l’orient de nos existences. Le Seigneur peut donc aller, nous laisser la place, la vie peut s’engendrer… il nous indique le lieu d’où elle peut sans cesse renaître, un peu comme lorsque le feu peut reprendre à partir de quelques brindilles rassemblées. Le lieu, c’est l’ouverture à l’autre, l’amour de l’autre… c’est notre oxygène, le lieu où son esprit peut venir, souffler sur nos enfermements, nos étroitesses, nos manquements, nos blessures, sur tout ce qui nous prive de trouver notre véritable dimension… et ce feu est appelé vivace à se propager, à se répandre, à appeler d’autres à y entrer… Jésus est venu allumer un feu qui ne s’éteindra pas…

Allons à l’autre avec nos brindilles, nos pauvres paroles à la recherche d’une réconciliation, d’une ouverture, d’une reconnaissance… Il est là, lui aussi… Aimons, donnons à Dieu de revenir nous embraser.

 

Père Jean-Luc Fabre