JMJ : J'ai vu ...

Publié le par Jardinier de Dieu

jmj.jpg

J’ai vu Dieu parcourir les rues de Camas

« J’ai vu les jeunes arriver avec quelques jours d’avance, et les maisons s’ouvrir dans un grand élan de générosité. J’ai vu mille problèmes et, pour tous, une solution. J’ai vu les jeunes pleurer dans le confessionnal en parlant de leur vocation, adorer dès 5 heures du soir – heure « torero » de l’enfer sévillan -, rompus et épuisés devant le Saint-Sacrement, et rayonnant de la joie de contempler le Christ devant eux. J’ai senti combien Dieu nous aime, nous aime à la première personne. J’ai vu la salle de réunion de la mairie convertie en un espace pour Dieu, la générosité des gens, tous donnant ce qu’ils avaient. J’ai vu l’indifférence de mes jeunes, ceux que je connais et ceux que je ne connais pas, ceux qui me saluent, et ceux qui passent d’un pas rapide pour ne pas saluer le curé. J’ai vu que tous s’interrogeaient, se posaient des questions, critiquaient aussi, mais personne n’était indifférent. J’ai considéré les jeunes de ma paroisse comme un don précieux d’espérance, de capacité à se donner.

J’ai vu le visage du pape, tel un signe, voler en permanence depuis des mois sur la tour (Accueille et chemine), et nous sentir ainsi aimés de Pierre.

J’ai vu ma paroisse se démener, se donner. Visages fatigués, nerveux au point que l’on se sent poussé à demander pardon pour le temps qu’ils ont travaillé. J’ai vu un oasis à Camas, en plein mois d’août, quand il n’y a plus de vie ou que la vie se cache par crainte de la chaleur.

J’ai vu le sourire et la beauté de Dieu durant toutes ces heures de don et de sacrifice, et tous ont expérimenté qu’ils ont fait, simplement, ce qu’ils devaient faire. Ils se sont sentis récompensés.

J’ai vu Dieu parcourir les rues de Camas, sans faire de mystères, en toute clarté jusqu’à la place qui, ces jours-ci, fait honneur à son nom : le triomphe. Dieu triomphe en Marie, l’éternelle jeune, et en tous ceux qui ouvrent leur cœur au Christ.

J’ai vu la communion qui régnait dans les communautés, entre les groupes qui se mettaient à servir, j’ai vu mes limites personnelles et celles de mes frères, mais simplement nous les avons aimées, en acceptant de faire ce que nous pouvons. J’ai vu la communion qui régnait entre les prêtres de différents villages, comment ils partageaient leurs expériences de prêtres de paroisse, la ‘diocésanéité’. J’ai vu l’universalité de l’Eglise, et la grandeur du ministère sacerdotal.

« J’ai vu la nuit s’emplir d’une fête chrétienne »

« Je t’ai vu, Seigneur, et une fois encore tu as confirmé ma foi. Merci pour mes frères, merci pour ces moments, continue à nous préparer à être une communauté missionnaire. Par ta parole, Seigneur, toujours par ta Parole, en ton nom nous jetterons les filets.

J’ai vu prier le chapelet comme prière totale, et les gens venir se joindre au groupe parce que cette prière était belle. Il était difficile de ne pas s’émouvoir en priant devant l’icône de la Vierge de Guadalupe.

J’ai vu la nuit s’emplir d’une fête chrétienne sans qu’il y ait besoin de recourir à quelque chose d’extraordinaire pour se divertir.

Je me suis vu surpris, moi qui ai tant vécu, qui tant de fois suis tombé et me suis relevé, je me suis vu surpris, évangélisé et rempli d’espérance. Dieu toujours nouveau !

C’est un sourire continuel que nous avons vu, le sourire aimable de Dieu qui se manifeste dans les frères, le sourire de l’Esprit Saint qui se répand.

Je vous ai vus penser, prier, garder le silence et écouter... et, au milieu de tout, la question toujours directe : et nous, que devons-nous faire ? »

Nieves San Martín, Témoignage d’un prêtre sévillan http://www.zenit.org/article-28644?l=french

Source de la photo http://www.lesechos.fr/medias/2011/08/18/207848_photo_1313686105621-1-0.jpg

Publié dans JMJ 2011