Jn 10, 27-30 4ième dimanche de Pâques - Bon Pasteur

Publié le par père Jean-Luc Fabre

 Dimanche des vocations
L’unité à laquelle nous sommes invités…

Jean 10, 27-30 En ce temps-là, Jésus déclara : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. »

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Le Seigneur témoigne des liens profonds qui existent entre Lui et ses brebis, entre Lui et le Père, ainsi que de ce que ces liens permettent comme relations  entre tous à travers son existence propre.
Nous sommes au cœur du temps pascal, dans cette transition qui ressemble à notre quotidien, mais un quotidien transfiguré de l’intérieur, par la perception de la présence agissante du Seigneur. Ce passage d’évangile décrit notre réalité profonde. Nous sommes les brebis du Seigneur. Nous sommes dans sa main et lui est dans celle du Père. Nous et le monde avançons ainsi aux pas contrastés de l’histoire vers notre fin. Ouvrons notre regard et notre cœur à son action de plus en plus quotidienne…
« Mes brebis » Elles le connaissent, le reconnaissent par le lien de sa voix et de la manière dont cette voix retentit en eux dans leur quotidien. Pourquoi cela ? Parce qu’elles savent ce qu’il a fait, ce qu’il est, pour elles, pour lui-même aussi. Elles reçoivent au jour le jour cette vie nouvelle, cette vie en relation, cette vie qui rassemble, qui donne d’être pleinement soi-même en relation avec les autres, cette vie qui vit de se donner et de se recevoir, cette vie qui pousse à la louange… Elles savent que les obstacles ne sont plus là que pour intensifier la force de cette vie, elles savent que cette vie est la plus forte, qu’elle triomphe de tout, éveille en tous la joie de la reconnaissance… Cette vie est force de réconciliation pour toute chair.
« Ma main » Cette main qui a grandi, qui s’est affermie, qui a appris à travailler, qui a connu le labeur, qui a manifesté de la tendresse, qui a partagé son pain, qui l’a rompu, qui a été crucifié, qui a été transpercée par le clou, qui a béni les siens. Cette main qui protège, cette main qui porte, cette main qui ne cesse d’offrir… La main du Seigneur, celle dans laquelle nous nous trouvons, cette main qui nous maintient, nous offre, nous donne d’être pleinement. Cette main dans laquelle nous pouvons prendre racine, prendre vie, fleurir, exhaler le parfum de la réconciliation…
« Mon Père » L’unité à laquelle nous sommes invités… est celle qui se vit dans la relation entre le Père et le Fils. Cette intimité toujours déjà là se révèle, se donne, se manifeste, s’ouvre à nous. Nous pouvons entrer dans cette relation, avec nos frères… Pour chacun, avancer veut dire entrer toujours plus avant dans la pauvreté, en recevant de plus en plus gracieusement de l’autre sa place… Laisser ainsi cette vie s’écouler, se répandre… Etre par là de plus en plus un en relation avec l’autre…
père Jean-Luc Fabre

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