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La vie chrétienne

La vie chrétienne n’est pas une thérapie terminale,
rester tranquille jusqu’au ciel…
La vie chrétienne se passe sur la route, dans la vie.
L’amour du Christ nous possède mais nous pousse,
nous presse, avec cette émotion
que l’on ressent quand on voit que Dieu nous aime.
Demandons au Seigneur
que nous ayons ce souci pour annoncer Jésus,
qu’il nous donne cette sagesse chrétienne
qui naît réellement de son flanc transpercé par amour.
(pape François, 15/06/13)

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Beauté de la nature

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Mardi 24 juillet 2012 2 24 /07 /Juil /2012 08:59

17ème dimanche du temps ordinaire (29 juillet 2012) - Prière universelle
Gravir la montagne en chacune de nos vies avec Lui

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean Jn 6, 1-15

Jésus été passé de l'autre côté du lac de Tibériade (appelé aussi mer de Galilée). Une grande foule le suivait, parce qu'elle avait vu les signes qu'il accomplissait en guérissant les malades. Jésus gagna la montagne, et là, il s'assit avec ses disciples. C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs. Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu. » Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d'orge après le repas. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C'est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne.

 

« Le don véritable consiste à éveiller le désir de l’autre et à le rendre capable de création personnelle ». Jean-Claude Sagne l’homme et la femme dans le champ de la parole

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Le Seigneur avance, avance… et à un moment le paysage relationnel qui s’est constitué, évolue entre lui, les disciples et la foule… Jésus a une mission, il développe, pas à pas, une intention, il pose des actes que chacun doit recevoir, comprendre pour se situer en retour. Il y a donc un risque de non-compréhension, de mécompréhension et aussi une chance d’avancer... C’est à un de ces moments de basculement auquel nous assistons aujourd’hui. Jésus « teste » les disciples, la foule, il pose un signe qui requiert d’être reçu, compris…


  « Jésus gagna la montagne », Jésus prend de la hauteur, conduit aussi les autres qui le suivent à prendre de la hauteur aussi bien sur le plan matériel que sur le plan spirituel. Il les appelle, chacun, à aller vers leur origine, leur fondation, le lieu où la promesse a été formulée jadis, le Mont Horeb pour la foule, et aussi la vie avec Lui pour les disciples… Pour cela, chacun doit quitter sa manière coutumière de faire, sa manière de la plaine, se remettre en route, laisser surgir de la nouveauté en lui, être dérouté, se risquer, vivre… Il proposera un chemin d’ascension aux disciples en les sollicitant pour nourrir la foule, il induira un chemin de croissance pour la foule en se situant librement par rapport au don surabondant posé, celui de la foule nourrie à satiété. Les disciples feront sans comprendre, la foule cherchera à le capter, à le naturaliser comme une ressource à exploiter, mais lui tiendra son cap. Il se retirera dans la montagne, seul, pour maintenir en lui l’humanité de tous à hauteur et continuer à aller vers le chemin véritable, celui qu’il ouvrira pour tous par le don qu’il fera de lui-même…


  « Qu'est-ce que cela pour tant de monde »« Comment pouvons-nous ? » La question trouve deux réponses, la grecque, celle de Philippe, celle du concept, la juive, celle de Simon-Pierre, celle du concret. Mais toutes les deux aboutissent à l’impossibilité « a priori ». Si le compte n’y est pas et que le calcul interdit tout, le concret donne une petite ouverture à Jésus… Celle de la foi, début d’une réponse, début d’une réalisation, de quoi ne pas avoir la main totalement vide… Il s’agira de rendre grâce pour cela, pour ce peu, qui peut être un « déjà là » puis de partager et, par cela, de multiplier à tel point que la foule mangera à satiété et que les restes rempliront douze paniers… Les disciples ont fait ce que Jésus leur a demandé, le miracle est passé par leurs mains, ils auront connu toutes les étapes, de la demande à la complétion… Ils se souviendront, ils comprendront ce que le Seigneur faisait, proposait, « lui-même savait bien ce qu'il allait faire ». Ils nous donneront aussi de pouvoir comprendre à notre tour par nous-mêmes… Un don modeste peut entrainer bien d’autres dons, il fait boule de neige, il gagne peu à peu l’ensemble… le chemin véritable est ouvert… Il s’agit pour chacun, porté par Jésus, de pouvoir se donner…


  « Ils étaient sur le point de […] faire de lui leur roi » Mais il y a aussi la foule, la foule qui reçoit, qui voit au bout du compte, mais elle ne peut comprendre et elle se rabat alors sur l’existant, sur ce qui pèse, sur ce sur quoi on peut refermer la main. Elle veut s’approprier la source, sans percevoir le message qui lui est adressée. Le roi est aussi celui que nous faisons roi, il est à vrai dire nous-mêmes, cette partie de nous-mêmes qui organise les autres parties, cela est vrai en tous les peuples comme le manifeste ce vieux proverbe chinois « Le seigneur est le bateau, les gens ordinaires l’eau : l’eau porte le bateau ou le fait chavirer. ». Mais le Seigneur veut nous aider à quitter cette manière mortifère d’être qui nous enferme dans un quotidien naturalisé, de simple consommation, de simple digestion. Et, pour cela, le Seigneur les éduque. Il leur dit « oui » et « non ». Il se donne, et se retire. Il reste disponible, à travers cela il fait grandir, il appelle l’autre en le reconnaissant et en l’appelant à plus grand, à se donner et non à recevoir passivement, il les avait entrainés à monter la montagne, il continue à monter la montagne… Allons avec Lui en ce jour…

 

Père Jean-Luc
photo http://www.ariege-evasion.com/documents/Image/activites/IMG_0948.jpg

Par Père Jean-Luc - Publié dans : 2012 Evangile pistes de réflexion - Communauté : Praedicatho.com
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