29 janvier : journée de prière pour la libération du P.Dall’Oglio

Publié le par Jardinier de Dieu

p-dall-oglio.jpgLe P. Paolo Dall’Oglio, le 25 septembre 2012 à Paris.

Six mois après son enlèvement en Syrie, le 30 juillet 2013, une journée de prière sera organisée le 29 janvier à travers le monde pour soutenir le P. Paolo Dall’Oglio. Cette initiative émane de nombreuses associations proches du jésuite, qui a œuvré de nombreuses années entre la Syrie et l’Irak, et notamment la communauté Al-Khalil, qu’il avait fondée avant la guerre civile.

Le projet de prière a été repris par plusieurs groupes proches d’Al-Khalil et des rassemblements sont prévus partout dans le monde à Rome, Paris, Beyrouth ou encore à Souleimaniye, au Kurdistan irakien.

À la demande des amis et de la famille du P. Dall’Oglio, cette journée de prière en solidarité avec toutes les personnes enlevées en Syrie commémorera l’activité humanitaire et apostolique du prêtre italien. Il ne devrait aucunement être fait référence au combat politique du jésuite – très hostile au régime de Bachar al Assad.

Un autre jésuite appelle à l’aide depuis Homs

Le P. Dall’Oglio aurait été enlevé près de Raqqa (nord de la Syrie) le 30 juillet 2013, alors qu’il était entré clandestinement dans le pays pour soutenir la rébellion. Il s’était rendu à Raqqa pour négocier, avec des responsables du groupe djihadiste État islamique en Irak et au Levant, la libération de militants enlevés par ces radicaux, responsables du kidnapping de centaines de personnes dans la région qu’ils contrôlent.

Lundi 27 janvier, un autre jésuite présent en Syrie a lancé un appel à l’aide sur Internet depuis la ville de Homs assiégée, assurant que la situation y est devenue « intolérable » et que la ville syrienne avait un besoin urgent de nourriture et de matériel médical. « Le plus grand problème est la faim car les gens ne trouvent pas à manger », a assuré dans une vidéo placée sur YouTube le P. Frans Van der Lugt.

Souvent considéré comme le foyer de la contestation en Syrie, Homs a payé au prix fort son opposition à Bachar Al Assad. Les quartiers rebelles sont assiégés depuis juin 2012 par l’armée qui les bombarde régulièrement et des milliers de Syriens y vivent dans des conditions épouvantables.

« Musulmans et chrétiens, nous vivons dans des conditions difficiles et pénibles, nous souffrons beaucoup mais surtout de la faim », souligne le religieux néerlandais de 75 ans. Lors des négociations de paix à Genève, le médiateur de l’ONU, Lakhdar Brahimi, a obtenu dimanche du régime la promesse de laisser les femmes et les enfants quitter le centre de Homs où ils sont assiégés depuis des mois.

« Mourir de faim est plus douloureux que les armes chimiques »

La vidéo, d’une durée de deux minutes et 40 secondes, représente le P. Van der Lugt, dans ce qui semble être une église, au milieu de panneaux jaunes sur lesquels on lit: « huit cas de personnes mortes de faim », « 100 cas de personnes ayant besoin d’opérations urgentes », « 250 familles sur le point de mourir de faim » et « mourir de faim est plus douloureux que les armes chimiques ».

Ces pancartes jaunes sont identiques à celles utilisées dans une campagne récente lancée par des militants afin d’attirer l’attention sur la situation dans la ville.

« Il est impossible de continuer comme cela, nous avons besoin d’une aide véritable et nos problèmes doivent être pris en compte, nous sommes enfermés depuis un an et demi », a également déclaré le P. Van der Lugt, qui réside en Syrie depuis 1966. Bien connu des habitants de Homs, « P. Francis » est resté à Homs « pour aider les chrétiens à continuer leur vie religieuse, dirigeant dans la prière des chrétiens de tous bords », a expliqué un activiste de Homs, Yazan. « Il aide les chrétiens à résoudre leurs problèmes quand quelque chose leur arrive », a-t-il ajouté via Internet.

Clémence Houdaille, avec Apic/I.Media et AFP

http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Six-mois-apres-sa-disparition-une-journee-de-priere-pour-la-liberation-du-P.-Dall-Oglio-2014-01-28-1097596 

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