Partager l'article ! L'Espérance: ... On comprend que la tradition chrétienne ne se soit jamais autorisée à dire que l'espérance ...
Qu'ils soient un ... afin que le monde croie !
« Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile ! », disait l’Apôtre Paul (1 Co 9, 16). Cette parole résonne avec force pour tout chrétien et pour toute communauté chrétienne sur tous les Continents. Même pour les Eglises se trouvant dans les territoires de mission, Eglises pour la plupart jeunes, souvent de fondation récente, le caractère missionnaire est devenu une dimension naturelle même si elles-mêmes ont encore besoin de missionnaires. De nombreux prêtres, religieux et religieuses de tous les coins du monde, de nombreux laïcs et même des familles entières quittent leurs pays, leurs communautés locales et se rendent près d’autres Eglises pour témoigner et annoncer le Nom du Christ grâce auquel l’humanité trouve le Salut. Il s’agit d’une expression de profonde communion, de partage et de charité entre les Eglises afin que tout homme puisse écouter ou réécouter l’annonce qui guérit et s’approcher des Sacrements, source de la vraie vie. (Benoit XVI)
... On comprend que la tradition chrétienne ne se soit jamais autorisée à dire que l'espérance était une vertu, sauf à la qualifier de "théologale". Car l'espérance ne s'acquiert ni ne s'apprend. Elle est de l'ordre ni du pouvoir ni du savoir. L'espérance n'est pas l'affaire de volonté mais de désir. Elle ne dépend pas de nous mais de Celui qui suscite en nous le désir de l'invisible et de l'impossible, de l'inconnaissable et de l'inespérable. L'espérance est vertu théologale : elle vient de Dieu pour aller à Dieu. Elle se nourrit d'un inespéré qui l'excède, non pas comme l'avenir lointain d'une utopie, mais comme la promesse d'un événement qui a déjà eu lieu. Ce qui fait la sagesse de l'espérance chrétienne, c'est de ne pas compter sur le seul exaucement de ses attentes, sur l'accomplissement de désirs dont elle sait l'ambiguïté ou l'illusion, mais sur le surgissement d'une nouveauté qui n'est déductible de rien si ce n'est de l'imprévisible d'une grâce. ...
Robert Scholtus, 2004.
Petit Christianisme d'insolence.
Bayard, Paris, p.p. 90-91.