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Qu'ils soient un ... afin que le monde croie !
« Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile ! », disait l’Apôtre Paul (1 Co 9, 16). Cette parole résonne avec force pour tout chrétien et pour toute communauté chrétienne sur tous les Continents. Même pour les Eglises se trouvant dans les territoires de mission, Eglises pour la plupart jeunes, souvent de fondation récente, le caractère missionnaire est devenu une dimension naturelle même si elles-mêmes ont encore besoin de missionnaires. De nombreux prêtres, religieux et religieuses de tous les coins du monde, de nombreux laïcs et même des familles entières quittent leurs pays, leurs communautés locales et se rendent près d’autres Eglises pour témoigner et annoncer le Nom du Christ grâce auquel l’humanité trouve le Salut. Il s’agit d’une expression de profonde communion, de partage et de charité entre les Eglises afin que tout homme puisse écouter ou réécouter l’annonce qui guérit et s’approcher des Sacrements, source de la vraie vie. (Benoit XVI)
La foi ne dépend pas de la culture ni des études, même si celles-ci aident à approfondir certains thèmes liés à la vie de la foi.
La foi est offerte à tous, comme l’Evangile. Cela me fait penser à une parole de Jésus qui semble condamner l’intelligence, la sagesse, la culture. L’évangéliste Luc raconte que des villes telles que Chorazeïn, Bethsaïde et Capharnaüm, qui représentaient le fleuron de la culture sur son territoire, avait refusé la prédication de Jésus et jusqu’à sa présence. Aussi adressa-t-il à Dieu le Père cette prière, s’exclamant : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits », autrement dit aux humbles, aux gens du peuple. Les savants et les sages sont ceux qui croient savoir, ceux qui croient posséder complètement la connaissance de la religion, ceux qui croient être devenus les maîtres et ne plus avoir besoin d’apprendre quoi que ce soit. Ailleurs, Jésus taxera ce genre d’attitude de « dureté de cœur ». Au contraire, ce sont les pauvres, les ignorants qui ont suivi Jésus, qui l’ont accueilli, qui ont cru en lui.
Jésus ne fait pas de différence entre les gens, mais il demande à chacun de se montrer petit, docile, disponible pour recevoir le don de Dieu. Et j’ai connu tant d’hommes et de femmes qui n’ont pas eu l’opportunité d’étudier, d’approfondir les choses mais qui sont des « sages » en matière de foi, qui se consacrent à l’Evangile, qui font preuve de charité à l’égard de leurs frères proches et lointains.
Cardinal MARTINI, 1995.
A l'écoute du coeur.
Albin Michel, Paris, p.p. 64-65