La pomme de discorde ou la Parole

Publié le par Michel D.

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     Pendant les Fêtes, je relisais encore une fois les 4 premiers chapitres de la Genèse où je trouve là, l’essence de toute ma réflexion spirituelle. Je me suis arrêté sur un verset Gn 3-6 : «  La femme vit que l’arbre était bon à manger et séduisant à voir, et qu’il était, cet arbre, désirable pour acquérir le discernement. Elle prit de son fruit et mangea. Elle en donna à son mari, qui était avec elle, et il mangea. »

    Pourquoi lorsqu’on est petit, veut-on nous faire croire au Père Noël ? Nous raconter des mensonges.  Pourquoi veut-on nous faire avaler qu’Eve a croqué la pomme ?
    Pourquoi avoir banalisé « l’arbre de la connaissance du bien et du mal » en un banal pommier ?
    Pourquoi faire porter la « faute » sur la femme ?
    L’homme et sa femme  ont  mangé ensemble et l’homme n’a rien fait pour convertir le regard de sa femme. Il me semble qu’on pourrait lui appliquer l’adage, qui viendra beaucoup plus tard: « qui ne dit mot, consent »

    Imaginons un peu : quelle parole, l’homme aurait bien pu dire à la femme, pour s’opposer à celle du serpent et la dissuader de goûter au fruit « inter-dit »(dit entre nous)? Au verset Gn 2-19, Dieu venait de lui donner l’usage de la parole, c’était sûrement le bon moment pour en faire un bon emploi.
     Un « serpent qui parle ! » Ca n’existe pas, et qui lui aurait donné la parole ? On peut lire au verset 3-1 qu’il est un animal des champs. Or, nous sommes en Eden, donc il est hors champ ! Vous ne trouvez pas que cet animal ressemble étrangement à une voix off, à une petite voix intérieure qui cherche souvent à nous séduire et à nous distraire, ça ne vous rappelle rien ?
    L’homme aurait pu dire à la femme : tu me dis que si nous mangeons du fruit de l’arbre de la connaissance nous serons comme des dieux, mais Dieu en nous donnant la parole nous a déjà fait à son image, désobéir à Son commandement nous apporterait rien de plus. Par contre, j’entends dans ta proposition, qu’elle satisfait pleinement notre côté humain : bon pour notre physique, séduisant pour notre émotionnel et instructif pour notre mental. Tu n’as pas l’impression que le jeu n’en vaut pas la chandelle, car choisir de satisfaire notre moi, notre ego, pourrait entraver notre bonne relation à Dieu. Tu veux nous priver de la spiritualité et de ce qui est bon pour notre âme ?
    Apparemment, ni l’homme ni la femme n’ont dialogué,  pas plus, que Caïn  avec son frère. Il n’a pas non plus, écouté Dieu qui le mettait en garde : Gn 4-7  «  Si tu es bien disposé. Ne relèveras-tu pas la tête ? Mais si tu n’es pas bien disposé, le péché n’est-il pas à la porte , une bête tapie qui te convoites, pourras-tu la dominer ? »  Ce péché qui n’apparaît que maintenant,  au chapitre 4, serait-ce encore, ce serpent, cette voix intérieure, ce penchant à ne pas relever la tête vers le Ciel, cette tentation de l’humain sans Dieu ?

     Mais aujourd’hui, rien n’a changé,  je suis toujours devant le même choix : croquer la pomme ou chercher Dieu ; me regarder le nombril ou tourner mon regard vers Lui ; me taire ou être un porte-Parole de Dieu ; paraître ou être ? That is the question…..
      « Je te propose la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie. »  Dt 30-19  
        Dieu est patient … Il a toujours la même Parole, à moi de choisir la voix (voie) du bien-dit ou du mal-dit.   Bénédiction ou malédiction.   Parole ou discorde ?                                                                       Michel D.

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