Lc 1,1-4 ; 4,14-21 La solidité des enseignements reçus

Publié le par Aumonerie de Purpan (jardinier de Dieu)

Les lectures de la messe du Dimanche 27 janvier 2010 (3ème dimanche du temps ordinaire)
esprit

Voici les phrases que vous n'arrivez pas à lire facilement sur l'écran de vidéo :

"... C'est pourquoi j'ai décidé, moi aussi, après m'être informé soigneusement de tout depuis les origines, d'en écrire pour toi, cher Théophile, un exposé suivi, ...
... On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : ..."

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Cher Théophile…

Luc au début de son évangile donne une clef pour bien comprendre la démarche qu’il propose à chacun de ses lecteurs : avoir une lecture active du récit qu’il a bâti, de telle manière que lui, le lecteur, puisse, par lui-même, se « rendre compte de la solidité des enseignements reçus ».

 

Pour entrer avec fruit dans la démarche ainsi proposée, démarche qui a de la consistance, nous le verrons au fil des semaines, il nous est d’abord demandé de croire et de percevoir combien nous sommes déjà en notre propre vie sur un chemin spirituel. C’est ce début de chemin propre qui nous donnera de nous ouvrir à la nouveauté du récit évangélique… « Aide-toi et le ciel t’aidera ».

 

Lorsque je lis l’évangile du dimanche, lorsque je m’efforce de me laisser toucher par lui, je pressens que le sens m’apparaîtra bien plus si ma propre vie, ce qui m’arrive, est, pour moi, porteur d’un questionnement sur le sens, questionnement que j’essaie d’approfondir par moi-même… C’est d’une certaine manière cette inquiétude qui me donne de m’ouvrir à cette parole, de me laisser toucher par elle, de lui répondre…

 

Qu’aucun de nous n’aie donc peur d’aller à Lui avec ce qu’il est, comme il est. Saint Ignace propose, pour chaque temps de prière durant les Exercices Spirituels, de formuler une grâce, grâce qui s’inscrit dans le concret de l’existence du retraitant… Croire que je suis en chemin, donne consistance à celui-ci. Le chemin de la foi est bien comme le dit Antonio Machado. « Marcheur, ce sont tes traces ce chemin, et rien de plus ; marcheur, il n'y a pas de chemin, le chemin se construit en marchant. En marchant se construit le chemin, et en regardant en arrière on voit la sente que jamais on ne foulera à nouveau. Marcheur, il n'y a pas de chemin, seulement des sillages sur la mer ».

 

Nous aussi nous pouvons être présents à la synagogue de Nazareth lorsque Jésus déroule le livre, le lit, le repose puis dit « Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. » Avant toute lecture, je prends le temps d’aller à Lui avec ce que je porte, je vais à Lui avec mon « aujourd’hui », mon attente…

 

 

Père Jean-Luc Fabre