Lc 1,39-45 4e dimanche Avent

Publié le par Aumonerie de Purpan (jardinier de Dieu)

4e dimanche avent

 Les lectures de la messe
(19/12/2009)

Cette année, le quatrième dimanche de l’Avent est déjà pris dans la dynamique de Noël, dans moins d’une semaine, plus que quelques jours… Marie et Elisabeth sont en mouvement l’une vers l’autre, prises dans des grossesses qui scandent leur temps de femme vers un terme, dans trois mois, dans quelques semaines, quelques jours… comme Marie et Joseph qui se rendent à Nazareth avec bien d’autres en allant de la Galilée vers la Judée, et moi aussi, peut-être, pris dans les préparatifs, les déplacements… les miens ou ceux des autres. Une même fébrilité heureuse à l’approche d’une bonne nouvelle qui va se manifester, nous avons connu cette euphorie de l’attente, lorsque nous savons que les choses vont venir même si nous n’en connaissons pas encore la forme…

En mon être croyant aussi, soudain, une attente prend une nouvelle consistance… le germe de vie, celui qui m’avait poussé au désert pour rencontrer le Baptiste, avec cette question « que devons-nous faire ? » me conduit maintenant à ne plus désirer qu’une simple rencontre. Je désire maintenant, en ma chair, une ouverture sans condition de ma part envers l’autre, sa parole… ce qui pousse en moi en rencontrant ce qui pousse aussi en l’autre va exploser, jaillir… la simple visite deviendra visitation, naissance, un excès me prend, une louange fuse, un corps plus grand se constitue en réunissant dans la jubilation et la paix, Marie et Elisabeth, Marie, Joseph et les autres… ceux qui ne le savaient pas, les bergers qui seront arrachés de leur noir quotidien, ceux qui le savaient, les mages, qui se sont mis en route et moi aussi… nous sommes tous appelés, où que nous soyons, à cette louange, cette paix…

En ces jours, l’Eglise nous invite, simplement, à préparer notre cœur à la rencontre de Celui qui vient et ne cesse de venir, comme germe de vie, féconder la terre, féconder aussi ma vie, ma pauvre vie, ma vie la plus triste, la plus déshéritée, la plus noire… l’Eglise nous donne de contempler, aujourd’hui, ce qui se produit lorsque la bonne nouvelle est annoncée et reçue… moi aussi il m’est donné, il me sera donné de pouvoir en faire l’expérience… je m’offre comme une terre à la rosée, j’accepte de recevoir forme de la rencontre… je me risque, je me dégage de mon quotidien, je me mets en route, je me mets à attendre Noël en mon cœur, au nom du respect que je dois à ce germe en moi qui pousse…

JL. Fabre