Beauté de la nature

  • cerisier blanc
  • Landes-6.jpg
  • chardon-bleu2.jpg
  • fin scolaire 2008-2009 3

Vacances

Il y a actuellement  7  personne(s) sur ce blog

Merci à Berceau du Fer

Du 1er au 27/08

http://www.duc-in-altum.fr

helene.grehant@gmail.com

Exprimez-vous

  

 

Remise des diplômes
(88e promo)

Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 17:55
Les lectures de la messe (5ème dimanche du temps ordinaire 7/2/2010 année C)
jeter filet

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 5,1-11.

Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth : la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu.

Il vit deux barques amarrées au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.

Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule.

Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson. »

Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. »

Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient.

Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient.

A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant : « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur. »

L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise ;

et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »

Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Une parole vient percuter Pierre, une parole qui fait suite à une mise en condition, Jésus est dans sa barque, s’adressant à la foule sur le rivage, Pierre est là, à côté, de dos ( ?) pour assurer la stabilité de l’embarcation, il entend le discours mais il capte aussi la voix, la dimension corporelle de Jésus qui s’adresse à la foule, il est proche physiquement de lui, parlant… Il est d’une certaine manière dans son intimité, il perçoit l’effort corporel de s’adresser à une foule… La Parole, dans sa dimension charnelle vient à lui, le rejoint à son poste de travail, dans son quotidien et touche son désir, le désir de chacun de nous, « va au large », avance au-delà de tes sécurités, habitudes, certitudes « Va au large et jette tes filets ». Il y a tant de possibles non explorés, tant d’attentes en moi enfouies… Partir, aller ailleurs, découvrir…

Pierre répond : il va faire sur l’ordre  de Jésus. Il fait confiance à l’injonction car elle est nourrie par la relation. Elle l’appelle à se vouloir, à créer du neuf, à honorer ses capacités humaines. Etre en mouvement soi-même dans et par la relation avec un autre, savoir que ce que je fais en réponse à l’autre, va avoir un impact sur l’autre, que l’action donnera de parler encore avec l’autre, une action qui est l’engagement d’une relation… la poursuite renouvelée d’une intimité… je ne travaille plus sans raison, sans attente, juste pour survivre, une parole m’a été donnée, je ne suis plus seul dans mon labeur… Je mets mes talents au service d’un projet, d’une ambition partagée.

Les bras sentent les poissons qui grouillent dans les filets, les muscles se tendent pour les ramener dans la barque, le coup de rein permet de faire tomber dans la barque la multitude capturée, la parole a été efficace, ce qui devait se produire, s’est produit… Il y a ce fait extraordinaire, fait qui s’est produit, suite à une parole donnée, un discours entendu… Cet homme, qui est-il ? J’éprouve à la fois, attirance et effroi… il touche au plus profond en moi, il me rend libre, désirant, pauvre, disponible…  Pierre, se jetant aux pieds de Jésus, lui dit « éloigne-toi de moi, pécheur ».

Là, dans cette prostration, une autre parole me rejoint encore plus intime, plus profonde, plus totale… Elle  me propose de le suivre, de devenir, de continuer l’aventure commencée par la réception de sa parole… je lâche mes filets, je quitte, je vais…

Père Jean-luc Fabre

Par Aumonerie de Purpan (jardinier de Dieu) - Publié dans : Evangiles dim 2010-Piste de réflexion
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil

Commentaires

L'homélie très profonde et très originale. Avance au large, jette les filets : cet appel retentit dans le coeur d'un croyant.
Ce qui devait se produire, s'est produit dans le vie de l'auteur, peut-être ! La dernière phrase de l'homélie montre que le coeur de l'auteur est rempli de la Parole, qu'une confiance totale lui dit de lâcher les filets, d'avancer plus loin encore dans une nouvelle conquête d'Amour, pas tout seul, mais toujours avec Celui qui l'aime depuis toujours.
Merci père, pour votre homélie très touchante.
Commentaire n°1 posté par Fidèle le 06/02/2010 à 16h26
Merci de votre visite
Réponse de Aumonerie de Purpan (jardinier de Dieu) le 18/02/2010 à 20h44
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés