Lc 6, 20-26 Dix commandements

Publié le par Jardinier de Dieu

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,20-26.
En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme.
Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.
Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation !
Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

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Le Décalogue nous renvoie au Sinaï, quand Dieu entre d’une manière particulière dans l’histoire du peuple hébreu et, à travers ce peuple, dans l’histoire de l’humanité tout entière. Il leur donne alors les « dix paroles » qui expriment sa volonté et qui sont une sorte de « code éthique » pour construire une société dans laquelle le rapport d’alliance avec le Dieu saint et juste illumine et guide les relations entre les personnes. Et Jésus vient accomplir ces paroles, en les élevant et en les assumant dans le double commandement de l’amour : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit… Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (cf. Mt 22, 37-40).  

Mais nous pouvons nous demander : quel sens ont ces dix paroles pour nous, dans le contexte culturel actuel, dans lequel le sécularisme et le relativisme risquent de devenir les critères de tout choix et dans notre société qui semble vivre comme si Dieu n’existait pas ? Nous répondons que Dieu nous a donné les commandements pour nous éduquer à la vraie liberté et à l’amour authentique, pour que nous puissions ainsi être vraiment heureux. Ils sont un signe de l’amour de Dieu le Père, de son désir de nous enseigner comment discerner avec droiture le bien du mal, le vrai du faux, le juste de l’injuste. Ils sont compréhensibles par tous et, précisément parce qu’ils fixent les valeurs fondamentales en normes et en règles concrètes, l’homme qui les met en pratique peut parcourir le chemin de la vraie liberté, qui rend ses pas fermes sur la voie qui conduit à la vie et au bonheur. Au contraire, quand dans son existence l’homme ignore les commandements, non seulement il s’aliène Dieu et abandonne l’alliance avec lui mais il s’éloigne aussi de la vie et du bonheur durable. L’homme livré à lui-même, indifférent à l’égard de Dieu, fier de son autonomie absolue, finit par suivre les idoles de l’égoïsme, du pouvoir, de la domination, polluant ses rapports avec lui-même et avec les autres et parcourant des sentiers, non de vie mais de mort. Les tristes expériences de l’histoire, surtout au siècle dernier, restent un avertissement pour l’humanité.

« Quand l’amour donne sens à ta vie… ». Jésus porte à sa plénitude le chemin des commandements par sa Croix et sa résurrection ; il invite à surmonter radicalement l’égoïsme, le péché et la mort, à travers le don de lui-même par amour. Seul l’accueil de l’amour infini de Dieu, la confiance en lui, en suivant la voie qu’il a tracée, donne un sens profond à la vie et ouvre à un avenir d’espérance.

Benoit XVI © Libreria Editrice Vaticana
Traduction de ZENIT, par Hélène Ginabat
http://www.zenit.org/article-31779?l=french

photo http://www.lebouquetdefleurs.com/images/bouquet/miniature/bqt_rose_eucalyptus1.jpg