Lc 6, 6-11 Jésus, la guérison et le sabbat

Publié le par Jardinier de Dieu

Lundi (23ème semaine du temps ordinaire)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,6-11. 

Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était paralysée.
Les scribes et les pharisiens observaient Jésus afin de voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l'accuser.
Mais il connaissait leurs pensées, et il dit à l'homme qui avait la main paralysée : « Lève-toi, et reste debout devant tout le monde. » L'homme se leva et se tint debout.
Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de la perdre ? »
Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l'homme : « Étends ta main. » Il le fit, et sa main redevint normale.
Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu'ils allaient faire à Jésus.

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Durant son ministère terrestre, Jésus travaille inlassablement, accomplissant des œuvres puissantes pour livrer l’homme de la maladie, de la souffrance et de la mort. Le sabbat que l’Ancien Testament avait proposé comme un jour de libération et qui, observé simplement pour la forme, était vidé de sa signification authentique, est réaffirmé par Jésus dans son valeur originelle : « le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat » (Mc 2, 27). Par les guérisons accomplis en ce jour de repos (cf Mt 12, 9-14 ; Mc 3, 1-6 ; Lc 6, 6-11, Lc 13, 10-17, Lc 14, 1-6), il veut démontrer que le sabbat est à lui, car il est vraiment le Fils de Dieu et que c’est le jour où l’on doit se consacrer à Dieu et aux autres. Libérer du mal, pratiquer la fraternité et le partage, c’est conférer au travail sa signification la plus noble, celle qui permet à l’humanité de s’acheminer vers le Sabbat éternel, dans lequel le repos devient la fête à laquelle l’homme aspire intérieurement. Précisément dans la mesure où il oriente l’humanité à faire l’expérience du sabbat de Dieu et de sa vie conviviale, le travail inaugure sur la terre la nouvelle création.

Jean-Charles Descubes, Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, Bayard édition, 2005, p.p.150-151.

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