Lc 8, 19-21 Cultivons, en tout, l’ouverture que permet l’espérance…

Publié le par père Jean-Luc Fabre

Mardi 25e semaine du temps ordinaire

Luc 8, 19-21 La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu'à lui à cause de la foule. On le fit savoir à Jésus : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. » Il leur répondit : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. »

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Dans ce passage d’évangile, nous voyons que le Seigneur Jésus est en interaction potentielle ou réelle avec trois groupements humains : sa famille qui vient le trouver, la foule qui fait barrage, et le groupement de ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique… Cela est riche d’enseignement pour nous, car cela nous indique un chemin, un chemin d’espérance.

 

Si ni la foule, ni l’appartenance à sa famille naturelle, ne permettent d’accéder à Jésus, ce qui le permet se révèle être ce mouvement intérieur d’écoute jusqu’au bout, [en ce sens que l’écoute va jusqu’à la mise en œuvre]. « Ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique ». Ce mouvement est vécu par certains. Mais notons-le, l’écoute n’est pas celle de la parole de Jésus, mais de la parole de Dieu. Une parole qui peut retentir en bien des lieux et de bien des manières…

 

Cela veut dire que notre rencontre de Jésus n’est pas de soi acquise par une appartenance déjà constituée, qui s’imposerait d’elle-même. La rencontre ne se joue pas non plus par une rencontre aléatoire, comme dans le cas des rapprochements improbables qui peuvent s’opérer dans une foule, dans les multiples aléas de la vie en société. Notre rencontre avec le Seigneur s’opère dans la mesure où nous sommes nous-mêmes en recherche d’un sens, auquel nous nous rendons attentifs… auquel nous nous livrons… auquel nous donnons une chance de se concrétiser… un peu comme ce mendiant qui ne cesse de redemander, voiture après voiture du métro, que nous lui fassions l’aumône…

 

Demandons au Seigneur qui agit en tout de conforter en chacun de nous cette merveilleuse et fragile petite fée, nommée espérance. C’est elle qui nous introduit, de par sa lumière vacillante, dans cette dimension de la réalité qui nous ouvre à la rencontre du Christ. D’ailleurs, le Christ, lui-même, n’a de cesse,  en ses multiples rencontres, d’éveiller chez son interlocuteur cette espérance, espérance qui nous introduit dans la vie véritable qui ne cesse de se donner et de nous appeler. Demandons-lui aussi de nous donner de savoir conforter l’espérance en l’autre.

père Jean-Luc Fabre

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