Les premiers martyrs de l'Eglise de Rome

Publié le par jardinier de Dieu

30 juin  

En l’an 64, date à laquelle furent martyrisés les chrétiens de Rome, l’empereur régnant était trop célèbre Néron. Celui-ci avait eu pour maître le philosophe Sénèque. Après avoir suivi ses conseils et gouverné avec douceur et sagesse, il deviendra celui que l’histoire jugera comme fou sanguinaire ...

Ce que nous savons de sa responsabilité dans l’affaire des premiers martyrs de Rome, nous vient essentiellement de l’historien païen Tacite. Tout peut mener aux pires excès, même des goûts d’artiste. Néron trouvait certains quartiers de Rome mal bâtis et laids, et il en souffrait. Lorsque, en 64, un terrible incendie les détruisit en partie, la rumeur courut, non sans fondement, bien qu’il soit difficile d’apporter des preuves, qu’il en était responsable. Il prit peur et fit diversion en accusant les membres d’une secte nouvelle que l’on considérait comme des ennemis du genre humain, et que l’on appelait les chrétiens.

Tacite, qui partageait l’opinion de ses contemporains païens au sujet des disciples du Christ, mais qui n’approuva pas la cruauté de Néron, nous dit qu’ils furent très nombreux à être suppliciés. Certains cousus dans des peaux de bêtes, furent livrés aux chiens. D’autres périrent crucifiés, d’autres encore, enduits de poix, servirent de torches pour éclairer les jardins impériaux sur la colline du Vatican. Parmi ces martyrs, il y avait des femmes. Des auteurs anciens pensent que Pierre périt en ces jours-là.

La lettre de St Paul aux Romains a été rédigée vers l’an 57. Beaucoup, parmi les martyrs de Néron, l’avaient donc lue et méditée. Comment n’auraient-ils pas puisé dans ce passage magnifique choisi pour célébrer leur triomphe, le courage de confesser leur foi jusqu’au bout ? On se plaît à reprendre ici ce texte qui peut nous encourager, nous aussi, à persévérer dans les épreuves de cette vie, même si nous ne sommes pas appelés au martyr du sang : Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? La détresse ? L’angoisse ? La persécution ? La faim ? Le dénuement ? Le danger ? Le supplice ? .. J’en ai la certitude … rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus-Christ notre Seigneur.

 Marcel DRIOT, 1995.
Le Saint du jour.
Médiaspaul, Paris, p.189

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