Lc 2,16-21 Entrer en 2011, entrer dans l’ (notre) histoire (sainte) en disant ce qui nous arrive, à la suite de Marie.

Publié le par Père Jean-Luc Fabre

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Les lectures de la messe du 01 janvier 2011

Solennité de Marie

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,16-21. 

Quand les bergers arrivèrent à Bethléem, ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans une mangeoire.

Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.

Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

L’année qui vient de s’achever, comment nous l’incorporer ? L’année qui s’annonce comment l’accueillir et la faire nôtre ? Notre vie extérieure ne cesse de filer, de glisser, elle nous entraine de plus en plus vite et peut-être là, où nous risquons de ne plus faire que subir ce qui arrive… Entrer dans notre histoire demande, certes, de vivre (voire de subir) des événements mais aussi de les recevoir comme tels et d’en faire quelque chose. Pas d’histoire pour nous, si notre liberté ne se met pas en œuvre, ne tente pas de donner, au moins, une première forme (parole) à partir de ce qu’elle a conscience de recevoir ou de subir.

L’écriture sainte nous met en contact avec beaucoup de personnes prises dans les événements racontés mais qui ne font que passer. Seuls certains durent, comme Marie qui devient pour nous un exemple. Ainsi, au-delà de la louange et de la glorification comme le font les bergers qui repartent chez eux et nous quittent, il nous est proposé, à nous qui cheminons au contact de la page sacrée au long des semaines, à la suite de Marie, de retenir et de méditer en notre cœur.

Cela nous demande, pour le moins, de faire, comme Marie, l’effort de noter nos étonnements et de voir ensuite comment cela évoluera, pour pouvoir lire au-delà. Nous pourrons alors, peut-être, percevoir en ce qui nous arrive comme un appel auquel nous pourrons répondre. Il y faudra une durée d’accumulation, de décantation. La vie continue pendant ce temps avec son lot d’obligations, apparemment extérieures à notre quête, aux quelles nous aurons à consentir… « Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception ».

La confiance, reçue et donnée au quotidien entre son Dieu et elle, est ce qui permet à Marie de passer, par la réflexion propre, des expériences vécues, accumulées, relues à l’action en réponse. En ce début d’année, ouvrons d’abord notre cœur à la confiance pour recevoir ce qui nous a été donné, pour en formuler comme une attente personnelle, pour exprimer ce qui nous arrive… Ne restons pas muets, risquons-nous à parler, à écrire à un proche ! Entrons en 2011, entrons et poursuivons en notre histoire sainte, en formulant ce qui nous arrive…

Père Jean-Luc Fabre

image http://www.gov.pe.ca/photos/1024x768/nl_field.jpg, Landscape by Rachael Macaulay

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