2Co 12, 7-10 Ma grâce te suffit

Publié le par père Jean-Luc Fabre

2ème lecture de la messe du 14ème dimanche du temps ordinaire (05 juillet 2015)
Chacun de nous est confronté dans le mouvement de sa conversion à l’ouverture à une conversion plus profonde. Au début la connaissance du Christ, l’amour qu’Il nous inspire nous amènent à vivre, à agir en fonction de Lui, de ce qu’Il nous donne à connaître de sa Mission, nous faisons preuve d’une grande générosité, d’une grande ouverture envers tous…

Mais d’une manière ou d’une autre, un jour, le climat change, rien ne va plus comme avant… Souvent l’échec, tout du moins apparent, surgit, rien de ce que nous faisons ne porte fruit, notre manière de nous adresser au Seigneur devient plus interrogative…

Là, il nous est donné de mieux saisir l’épaisseur de la relation entre le Mystère de Dieu et nous. Nous découvrons aussi combien notre situation est comme une invitation à entrer dans l’imitation de la manière dont le Christ Jésus a vécu. Là, nous découvrons combien a du sens, du prix notre libre réponse dans cette situation bancale quelque soit le résultat concret… C’est la réponse d’amour qui compte… C’est peut-être cela la puissance du Christ dont parle Paul dans sa deuxième lettre aux Corinthiens. Notre manière d’agir perd ses repères mondains [ou tout du moins les resitue], pour entrer dans une autre logique, celle d’une réalité intérieure, celle d’une union à ce Mystère qui nous fait vivre, un amour plus profond envers toute créature nous habite alors, nous laissons alors agir le Seigneur en nos vies, nous ne sommes plus la mesure de notre action…

Nous collaborons tout autrement à l’action de Dieu, nous comprenons davantage la manière de faire de Jésus, nous l’aimons davantage...

Père Jean-luc Fabre

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,7-10.

Frères,      les révélations que j’ai reçues sont tellement extraordinaires  que, pour m’empêcher de me surestimer,  j’ai reçu dans ma chair une écharde,  un envoyé de Satan qui est là pour me gifler,  pour empêcher que je me surestime.
Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi.
Mais il m’a déclaré : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure.
C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.

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Saint Paul rend visite à saint Pierre dans sa prison, Filippino Lippi, Chapelle Brancacci, Santa Maria del Carmine, Florence http://www.painting-palace.com/files/339/33876_St._Peter_Visited_In_Jail_By_St._Paul__f.jpg