Marc 1,21-28. Autorité et Sainteté vont de pair…

Publié le par père Jean-Luc Fabre

Marc 1,21-28.  Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée. Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 kolbe camp

La vie de Maximilien Kolbe manifeste cette union intime entre autorité et sainteté. Il obtiendra de l’officier concentrationnaire de se substituer à un détenu.

« Jésus arrive à Capharnaüm »Jésus va, vient, il parle avec autorité. Nous disons souvent que l’autorité consiste à donner à l’autre de grandir, cela est vrai. Mais nous pouvons aller un peu plus loin en disant que l’autorité émane d’une personne, lorsque d’elle se dégage une cohérence entre le dire et le faire. Nous sentons bien que la personne, dans cet état intérieur, saura entrainer les autres par sa parole. En la personne pleine d’autorité, il y a donc une union intime entre le dire et le faire, une vérité qui la rend cohérente et en capacité d’impulser. La situation politique de la France nous l’indique a contrario en ces jours avec la chute vertigineuse de capacité d’entrainement des leaders politiques, dont la parole perd tout crédit…

 

« Le Saint, le Saint de Dieu » Cette autorité, cette cohérence dégage une force d’unité, qui est sensible aux démons qui eux vivent aux crochets de ceux qui ne sont pas à ce point rassemblés. Les démons l’éprouvent comme viscéralement. En cette humanité, celle de Jésus, ils ne sont pas admis, ils n’ont pas prise… Ils le reconnaissent comme saint, qu’est ce à dire ? La sainteté consiste à pouvoir répondre à l’instant, librement, à ce qui se présente. Dieu est Saint parce qu’il ne cesse d’agir justement… Jésus manifeste son autorité par sa capacité de réponse. Le mot d’ordre d’ailleurs fuse de sa bouche, impérieusement : « Sors de cet homme »… Et ils se retirent.

 

« Sa renommée se répandit »  La Bonne nouvelle pour nous dans cette scène et les premiers spectateurs ne s’y trompent pas, c’est que cette force de cohérence peut s’exercer au-delà d’elle-même. Nous pouvons en profiter nous-mêmes. La cohérence intérieure du Christ se répand sur toute chair. A travers sa parole, à travers ses sacrements. Une paix nous atteint, une force de vie se régénère, une capacité d’ouverture, de prise d’initiative renaît en nous. Nous pouvons nous disposer à accueillir cette autorité de Jésus en nous laissant toucher par sa parole. N’ayons de cesse de la méditer, de la laisser être dans notre cœur, notre mémoire, notre intelligence, notre volonté. Ouvrons-lui tout notre être… Il nous rendra libres. Il nous libérera de nos démons qui nous empêchent de parler librement, d’agir librement… Le Seigneur va.

Père Jean-Luc Fabre

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