Un marqueur de l'oeuvre de l'Esprit Saint : François de Sales

Publié le par père Jean-Luc

Un marqueur de l'oeuvre de l'Esprit-Saint pour toute chair : François de Sales

 

Ce commentaire du Saint Père sur Saint François de Salle montre bien l’évolution de la vie spirituelle. Cette évolution réside sur une base anthropologique particulièrement forte. Il donne aussi une perspective au passage de la première épitre de Paul aux Corinthiens de ce dimanche.

François de Sales adresse à Philotée, le destinataire imaginaire de son Introduction à la vie dévote (1607) une invitation qui, à l'époque, dut sembler révolutionnaire. Il s'agit de l'invitation à appartenir complètement à Dieu, en vivant en plénitude la présence dans le monde et les devoirs de son propre état. « Mon intention est d'instruire ceux qui vivent en villes, en ménages, en la cour [...] » (Préface de l'Introduction à la vie dévote). Le document par lequel le Pape Léon XIII, plus de deux siècles après, le proclamera docteur de l'Eglise insistera sur cet élargissement de l'appel à la perfection, à la sainteté. Il y est écrit : « [la véritable piété] a pénétré jusqu'au trône des rois, dans la tente des chefs des armées, dans le prétoire des juges, dans les bureaux, dans les boutiques et même dans les cabanes de pasteurs [...] » (Bref Dives in misericordia, 16 novembre 1877). C'est ainsi que naissait cet appel aux laïcs, ce soin pour la consécration des choses temporelles et pour la sanctification du quotidien sur lesquels insisteront le Concile Vatican II et la spiritualité de notre temps. L'idéal d'une humanité réconciliée se manifestait, dans l'harmonie entre action dans le monde et prière, entre condition séculière et recherche de perfection, avec l'aide de la grâce de Dieu qui imprègne l'homme et, sans le détruire, le purifie, en l'élevant aux hauteurs divines.

Saint François de Sales offre une leçon plus complexe à Théotime, le chrétien adulte, spirituellement mûr, auquel il adresse quelques années plus tard son Traité de l'amour de Dieu (1616). Cette leçon suppose, au début, une vision précise de l'être humain, une anthropologie : la « raison » de l'homme, ou plutôt l'« âme raisonnable », y est vue comme une architecture harmonieuse, un temple, articulé en plusieurs espaces, autour d'un centre, qu'il appelle, avec les grands mystiques, « cime », « pointe » de l'esprit, ou « fond » de l'âme. C'est le point où la raison, une fois qu'elle a parcouru tous ses degrés, « ferme les yeux » et la connaissance ne fait plus qu'un avec l'amour (cf. libre I, chap. XII). Que l'amour, dans sa dimension théologale, divine, soit la raison d'être de toutes les choses, selon une échelle ascendante qui ne semble pas connaître de fractures et d'abîmes. Saint François de Sales l'a résumé dans une phrase célèbre : « L'homme est la perfection de l'univers ; l'esprit est la perfection de l'homme ; l'amour, celle de l'esprit ; et la charité, celle de l'amour » (ibid., livre X, chap. I).

Audience générale du 2 mars 2011 Saint François de Sales Texte intégral à ROME. Source Zenit
 

 

Gillis4-300x222.jpg Temple Kinkaku-ji http://feyder.fr/wp-content/uploads/2011/02/Gillis4-300x222.jpg 

Le Temple Kinkakuji est un bâtiment étrange car il servait à la fois de résidence et de Temple Bouddhiste. En 1397, le shogoun Ashikaga Yoshimitsu de Muromachi le fonda en tant que résidence secondaire sur la colline de Kitayama. En 1419, après sa mort, un de ses fils le transforma en temple Zen et le renomma Rokuon-ji du nom religieux de Yoshimitsu.

Chaque étage du Temple utilise un style architectural différent. Le premier étage du temple Kinkaku-ji est de style noble Heian, le second de style Samouraï et le troisième de style Zen. Le toit de style Hoke est couvert de bois tandis que le second et le troisième sont couverts de feuille d’or. Le bâtiment est surmonté d’un ornement en bronze et qui représente un phoenix. Le temple est considéré comme une mixture harmonieuse de la culture Heian, Samouraï et Bouddhiste, en usant des styles japonais, indien et chinois connus à cette époque. Il a donc créé une architecture unique et très originale.

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Temple de Panama / Le projet du Temple de Panama City est l'oeuvre de l'architecte Peter Tillotson. Le souhait exprimé par la Maison universelle de justice était que le temple reflète la culture indigène. Le premier projet présenté fut renvoyé à l'auteur demandant que celui-ci "soumette un nouveau projet, basé sur la conception du premier, mais incorporant des motifs pré-colombiens et utilisant des matériaux locaux". Ce projet remanié fut approuvé en 1966 par la Maison universelle de justice. La construction fut terminée en 1972.

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La Sagrada familia  / Edifiée entre 1883 et 1926, la Sagrada Familia est une synthèse des recherches en architecture de Gaudi. Le bâtiment inachevé à sa mort, les nombreux plans laissés par l'architecte de génie ont permis à ses successeurs d'entreprendre la suite des travaux, qui durent depuis maintenant presque 90 ans

 

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