Mc 13,24-32 33e dimanche du temps ordinaire

Publié le par père JEan-Luc

(Commentaire du 2012)

Les lectures de la messe



Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 13,24-32.

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « En ces temps-là, après une terrible détresse, le soleil s'obscurcira et la lune perdra son éclat.
Les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées.
Alors on verra le Fils de l'homme venir sur les nuées avec grande puissance et grande gloire.
Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel.
Que la comparaison du figuier vous instruise : Dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l'été est proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l'homme est proche, à votre porte.
Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n'arrive.
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
Quant au jour et à l'heure, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père.

Commentaire du P.Jean-Luc Fabre

Où sommes-nous à ce moment de l’évangile[i]?

Nous sommes, juste avant l’entrée de Jésus dans sa Passion, qui va le prendre tout entier. En ce moment unique qui la précède, Jésus peut avoir une parole sur toute sa vie passée, mais aussi sur sa disparition. Parler de sa venue dans la Gloire sous la forme du Fils de l’Homme, c’est aussi parler de son départ et du temps qui va suivre pour les disciples, de cet « entre deux ». Il s’adresse à ses disciples aussi bien ceux qui sont avec lui, que ceux de toutes les générations futures. Nous sommes, tous ses disciples, à ce moment là du récit évangélique, à égalité, situés tous de la même manière à devoir attendre, dans un temps comme privé de sa présence… « Cette génération ne passera pas que tout cela n’arrive ».

 

Jésus inaugure là le temps des disciples, de tous les disciples. Il leur demande de considérer autrement leur existence. Ce qui donnera le sens, pour eux, c’est la relation  à lui Jésus et non plus le cadre du monde, qui devient extérieur. Retentit, pour chacun de nous depuis, l’appel à la conversion qui consiste à vivre non de l’extérieur mais de la relation à Jésus, Christ, Fils de Dieu, prise dans l’attente du jour du Fils de l’homme. Ce qui tient bon en ce temps, c’est la parole, la parole qui a été donnée aux premiers disciples, la parole qui est donnée aussi aux disciples qui suivent, le monde devient seulement le cadre où se vit cette attente… c’est cela aussi de devoir tout quitter. Tenir à la Parole, et non plus aux choses du monde…

 

En son cœur, le temps du disciple est donc le temps de l’amour, marqué par l’attente de l’autre qui seul compte, qui seul donne consistance. Ce temps est aussi pour le Fils lui-même celui de l’attente puisque le Père, seul, connaît « ce jour ou cette heure ». Dans cette attente, Jésus est avec nous aussi, dans l‘attente de la révélation totale du mystère de Dieu. C’est dans la liturgie, qui nous unit, que chacun de nous peut conforter sa capacité à attendre le jour du Seigneur. Ne l’oublions jamais, c’est de là, de ce temps en attente, en manque que jaillit notre être véritable de disciple…

 

 

père Jean-Luc

[i] C’est effectivement le dernier passage de l’Evangile de Marc proposé par la liturgie dominicale de cette année, dimanche prochain l’année liturgique se clôt sur la grande fête du Christ Roi de l’Univers. Si vous voulez poursuivre un dialogue sur l’évangile contactez nous à l’adresse suivante JardinierdeDieu