Mc 3, 1-6 Si le cœur est fermé, alors la tête explose !

Publié le par père Jean-Luc Fabre

Mercredi (2ème semaine du temps ordinaire)

Marc 3, 1-6 En ce temps là, Jésus entra dans une synagogue ; Jésus entra de nouveau dans la synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée.
On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser.
Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. »
Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient.
Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale.
Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

 

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« Un jour » Entendre l’Evangile, c’est d’abord accepter de vivre le nez au vent, laisser les choses advenir sans une précompréhension a priori. Cela est vrai pour celui qui se convertit, c’est aussi vrai pour celui qui chemine dans la foi. Lui aussi, nous peut-être, nous avons à reconnaître que les choses adviennent, que nous avons à nous laisser toucher par elles sans cesse. Etre sous la Parole de Dieu, comme le disait Karl Barth. C’est bien ainsi que Jésus a vécu, il a accueilli les événements, tout simplement. Un jour il y a cela, un autre jour, il y a autre chose…

« Devant tout le monde »  Alors si nous vivons ainsi, nous devons respecter la situation nouvelle et la mettre en relation avec les autres parties de nos vies, tout comme Jésus dans la synagogue ne passe pas sous silence, n’escamote pas la présence de cet homme à la main paralysée qui se trouve là avec lui et avec les autres dans une synagogue le jour du sabbat. Cela fait beaucoup, mais c’est bien la situation avec ce qu’elle réclame comme relation avec tout le reste de la vie de chacun, de l’homme d’abord, de Jésus et des autres… Chacun est donc interrogé sur la manière dont il se situe, reçoit cette nouveauté ? Quelle valeur accorde-t-il à ce qui advient ? Comme le situe-t-il par rapport à son identité, à son devenir, à sa manière de faire société ?

« L'endurcissement de leurs cœurs » Nous sommes corps, tête et cœur, trois centres qui unifient notre être. Selon que l’un des centres prédomine sur les autres, nous aurons une manière différente de nous situer. Le corps demande une relation proche, la tête un style de relation qui permet une relation plus lointaine mais moins riche, le cœur est ce qui ouvre au plus profond notre être, rend ce qui est distant proche car le plus intime de nous est engagé. Le cœur peut animer la tête et le corps, il l’anime toujours… Le cœur endurci se manifeste par de la fureur dans le corps, de la rigidité dans la tête. Le cœur ouvert du Seigneur se manifeste quant à lui par du courage dans la tête [il signe sa mise à l’écart, sa condamnation], de la compassion dans le corps [il dit oui à ce qui peut aider].

Que le Seigneur vienne à notre aide pour que nous vivions vraiment selon son Esprit d’Amour et de Vérité ! Qu’il nous donne un cœur ouvert et aimant, le reste suivra en nous et chez nos frères, le Cœur de Dieu bat en cet univers en transformation !

Des échos actuels de cette merveilleuse attitude de Notre Seigneur qui concilie amour et vérité…

père Jean-Luc Fabre

Merci à l'ami du facebook pour cette photo