Mt 11, 25-28 Se fier à Lui et à Lui seul…- 2 novembre

Publié le par Père Jean-Luc

Mathieu 11, 25-28   

En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.

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C’est une annonce de Jésus au cours de sa vie publique que l’Eglise a retenu pour nous guider dans la manière de nous ouvrir au mystère de notre mort, de celle de nos proches, de celle de tous les hommes… Jésus s’adresse ici au Père dans une grande joie, il saisit le projet du Père en toute son ampleur pour l’humanité. Il situe également notre juste place et notre juste attitude. N’ayons de cesse d’aller vers toujours plus de confiance, c’est de Lui que découle notre salut.

« Tu l'as révélé aux tout-petits », Être tout-petit, c’est bien la position que chacun de nous, quelque soit son existence, trouve lorsqu’il envisage sa mort, nous sommes dans une situation radicale de pauvreté, d’humilité, sans science, sans sagesse, sans pouvoir, nous ne pouvons que nous fier à un autre… Et la personne à laquelle nous pouvons nous fier, c’est le Seigneur Jésus. Il est le Fils et le Fils mené à sa perfection par la traversée de la mort jusqu’à la vie éternelle. Notre savoir ne peut être qu’une chose reçue de lui, posée par lui… Nous ne pouvons que l’écouter.

« Tout m'a été confié par mon Père » Jésus dit l’état des choses, Dieu le Père a tout confié à son Fils, son Fils reçoit tout du Père et le lui retourne. Dans ce chemin de la confiance, aussi bien le Père (en premier) que le Fils en retour peuvent tous les deux initier… Le Père ayant tout remis, il revient au Fils de tout reprendre. C’est donc bien à lui que nous avons à nous confier, à personne d’autres, à aucun autre savoir, aucune autre sagesse. Jésus nous invite à vivre comme Lui, dans cette radicale pauvreté, dans cette radicale confiance. Voilà le chemin, un chemin qui n’est pas de maîtrise mais de remise de soi, un chemin où j’entre en relations… et où dans la relation s’ouvre un passage…

« Venez à moi » Cette parole peut retentir comme une magnifique invitation. Dimanche dernier nous avons vu Bartimée, l’aveugle abandonné sur le chemin, jaillir lorsque le Christ l’appelle. Nous aussi nous pourrons jaillir à l’appel du Christ dans notre plus grande pauvreté, dans le seul espoir d’être dans la vraie vie. Alors n’ayons pas peur d’aller sur notre chemin avec comme seul viatique le nom de Jésus, comme l’a écrit le Père Didier Rimaud dans la litanie du Sacré Cœur

 

Nom de Jésus, plus beau que tous les noms,

Le nom qui nomme Dieu, loué sois-tu !

Cœur de Jésus, qui dis le cœur de Dieu,

Plus grand que notre cœur, pitié pour nous !

 

Père Jean-Luc

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