Mt 25, 1-13 Attendre, veiller, laisser pousser l'amour en nous

Publié le par père Jean-Luc Fabre

Vendredi (21ème semaine du temps ordinaire)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25, 1-13.

Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Le royaume des cieux sera comparable à des jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s'en allèrent à la rencontre de l'époux.  Cinq d'entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes : les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d'huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l'huile en réserve. Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent. Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : 'Voici l'époux ! Sortez à sa rencontre. 'Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe. Les insensées demandèrent aux prévoyantes : 'Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. 'Les prévoyantes leur répondirent : 'Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous ; allez plutôt vous en procurer chez les marchands. 'Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l'on ferma la porte. Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : 'Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! 'Il leur répondit : 'Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas. 'Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure.

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

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Le Seigneur ne nous demande pas

à vrai dire un acte particulier,

il nous appelle à une attitude,

attitude qui va informer toute notre vie,

celle de la veille, de l’attente.

Attendre quand l’autre n’est pas là,

ne peut se vivre qu’en aimant.

Aimer dans l’absence,

c’est attendre,

c’est accepter le travail de ce manque,

de savoir que là mystérieusement

l’amour est présent sous cette forme,

que cette absence lui donne de prendre forme,

nous donne d’apprendre à le recevoir,

à savoir se quitter pour cela ;

à creuser ainsi en nous cette aptitude

à le recevoir lorsqu’il surgira.

Après toute rencontre,

un temps doit venir non plus plein mais vide

où l’autre va mystérieusement travailler en moi,

me donner de me quitter

de m’ouvrir encore plus profondément à sa présence.

Là est le secret du temps où nous entrons :

laisser pousser l’amour en nous...

pour la Moisson à venir...

père Jean-Luc Fabre

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