Mt 5,38-42 La non-violence de Jésus

Publié le par jardinier de Dieu

reseauecolenonviolence.jpgPour préparer la journée internationale de la non-violence 2 octobre 2011 :

Si la vengeance est à exclure, il faut donc dialoguer. On devra alors céder un peu son droit strict. Mais cela en vaut la peine, tant la paix est une valeur dynamique.

 

«Si deux font la paix dans une même maison, ils diront à la montagne : déplace-toi et elle se déplacera.» (Th 48)

 

«Quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, tâche de te dégager de lui en chemin, de peur qu’il ne te traîne pas devant le juge, que le juge ne te livre pas au garde, et que le garde ne te jette en prison. Je te le déclare : tu n’en sortiras pas tant que tu n’auras pas payé jusqu’au dernier centime» (Lc XII, 57-59)

 

L’idéal de Jésus est encore plus haut. Pour lui, l’ennemi reste un frère pour qui je continue de vouloir du bien (Mt V,43-48). Il faut donc être prêt à pardonner, garder confiance dans la possibilité pour l’autre d’admettre un jour qu’il se trompe. Tel est le changement de mentalité que demande Jésus.

 

Pour ce qui est ensuite des cas concrets, Jésus laisse à chacun le soin de trouver la meilleure solution, adaptée à ses capacités et aux circonstances. Il pratique la non-violence, mais sans la rendre systématique comme Gandhi. Ainsi Jésus dit : «Si on vous pourchasse dans une ville, fuyez dans une autre» (Mt X,22-23) ; mais lui n’a pas hésité à aller à Jérusalem où il savait être arrêté. Il ne se défend pas au Jardin des Oliviers. S’il refuse de répondre aux questions piégées de Caïphe, d’Hérode ou de Pilate, par contre quand on le gifle, il s’insurge fortement (Jn XVIII,23). Mais il sait pardonner à Pierre qui l’a renié, aux bourreaux «qui n’ont pas conscience de ce qu’ils font» (Lc XXIII, 34)

 

Si, quand il s’agit de lui, il sait renoncer à son droit, quand il s’agit de sa mission ou de la dignité du Temple, il n’hésite pas à intervenir, et très fortement. Ses invectives contre les gavés (Lc 6,24-26) ou contre les hypocrites (Mt XXIII,1-36) sont sans ménagement. Et c’est avec un fouet, qu’il chasse les gens qui font de la maison de prière un marché, une caverne de voleurs (Mc XI,15-18 ; Jn II,15).

 

Jésus dit : «Je vous laisse la paix. Ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne» (Jn XIV,27). Cette paix qui résulte d’un profond changement du cœur est la seule qui peut amener la paix des âmes.

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Jean LAROSE, 2004.

La vie en plénitude : la voie de Jésus de Nazareth.
Harmattan, Paris, p.133.

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