Partager l'article ! Mt 5,38-42 La non-violence de Jésus: Pour préparer la journée internationale de la non-violence 2 octobre 2011 : Si la vengeance est ...
Qu'ils soient un ... afin que le monde croie !
« Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile ! », disait l’Apôtre Paul (1 Co 9, 16). Cette parole résonne avec force pour tout chrétien et pour toute communauté chrétienne sur tous les Continents. Même pour les Eglises se trouvant dans les territoires de mission, Eglises pour la plupart jeunes, souvent de fondation récente, le caractère missionnaire est devenu une dimension naturelle même si elles-mêmes ont encore besoin de missionnaires. De nombreux prêtres, religieux et religieuses de tous les coins du monde, de nombreux laïcs et même des familles entières quittent leurs pays, leurs communautés locales et se rendent près d’autres Eglises pour témoigner et annoncer le Nom du Christ grâce auquel l’humanité trouve le Salut. Il s’agit d’une expression de profonde communion, de partage et de charité entre les Eglises afin que tout homme puisse écouter ou réécouter l’annonce qui guérit et s’approcher des Sacrements, source de la vraie vie. (Benoit XVI)
Pour préparer la journée internationale de la non-violence 2 octobre 2011 :
Si la vengeance est à exclure, il faut donc dialoguer. On devra alors céder un peu son droit strict. Mais cela en vaut la peine, tant la paix est une valeur dynamique.
«Si deux font la paix dans une même maison, ils diront à la montagne : déplace-toi et elle se déplacera.» (Th 48)
«Quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, tâche de te dégager de lui en chemin, de peur qu’il ne te traîne pas devant le juge, que le juge ne te livre pas au garde, et que le garde ne te jette en prison. Je te le déclare : tu n’en sortiras pas tant que tu n’auras pas payé jusqu’au dernier centime» (Lc XII, 57-59)
L’idéal de Jésus est encore plus haut. Pour lui, l’ennemi reste un frère pour qui je continue de vouloir du bien (Mt V,43-48). Il faut donc être prêt à pardonner, garder confiance dans la possibilité pour l’autre d’admettre un jour qu’il se trompe. Tel est le changement de mentalité que demande Jésus.
Pour ce qui est ensuite des cas concrets, Jésus laisse à chacun le soin de trouver la meilleure solution, adaptée à ses capacités et aux circonstances. Il pratique la non-violence, mais sans la rendre systématique comme Gandhi. Ainsi Jésus dit : «Si on vous pourchasse dans une ville, fuyez dans une autre» (Mt X,22-23) ; mais lui n’a pas hésité à aller à Jérusalem où il savait être arrêté. Il ne se défend pas au Jardin des Oliviers. S’il refuse de répondre aux questions piégées de Caïphe, d’Hérode ou de Pilate, par contre quand on le gifle, il s’insurge fortement (Jn XVIII,23). Mais il sait pardonner à Pierre qui l’a renié, aux bourreaux «qui n’ont pas conscience de ce qu’ils font» (Lc XXIII, 34)
Si, quand il s’agit de lui, il sait renoncer à son droit, quand il s’agit de sa mission ou de la dignité du Temple, il n’hésite pas à intervenir, et très fortement. Ses invectives contre les gavés (Lc 6,24-26) ou contre les hypocrites (Mt XXIII,1-36) sont sans ménagement. Et c’est avec un fouet, qu’il chasse les gens qui font de la maison de prière un marché, une caverne de voleurs (Mc XI,15-18 ; Jn II,15).
Jésus dit : «Je vous laisse la paix. Ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne» (Jn XIV,27). Cette paix qui résulte d’un profond changement du cœur est la seule qui peut amener la paix des âmes.
Source de l'image http://itinerairesud.unblog.fr/files/2009/01/reseauecolenonviolence.jpg.
Jean LAROSE, 2004.
La vie en plénitude : la voie de Jésus de Nazareth.
Harmattan, Paris, p.133.