Mt 7, 21-29 Bâtir la vie sur le roc ou le sable ?

Publié le par Père Jean-Luc Fabre

Jeudi (12e semaine du temps ordinaire )
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,21-29.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?”
Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !”
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »
Lorsque Jésus eut terminé ce discours, les foules restèrent frappées de son enseignement,
car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.
- Acclamons la Parole de Dieu -
Nous voici au terme du premier discours, un temps nouveau s’ouvre aussi bien pour celui qui vient de le prononcer, le Christ, que pour ceux qui viennent de l’entendre les disciples.
Dans le premier cas, la suite de la vie du Christ visera à effectuer son projet, vivre selon ce qu’il a énoncé… nous pourrons distinguer deux phases, la première où Jésus s’efforcera d’effectuer positivement le programme, en cherchant à réaliser le bien, il y aura une deuxième phase, celle où il sera confronté à la contradiction à l’hostilité, à la haine, amenant à douter de la validité du chemin…. Dans un cas, il dira « oui » à au bien, dans l’autre il dira « non » au mal, en faisant et l’un et l’autre, il s’ouvrira à la vraie obéissance, en disant l’Amen filial, en établissant le chemin de notre salut commun…
Dans le second cas, chacun se retrouve devant plusieurs options, nous pouvons en distinguer trois, celle où nous ne suivons pas, le propos n’aura aucun écho et se perdra… dans un autre cas, il y aura une suite extérieure, où nous ferons « en son nom », une réalité qui ne prendra pas la consistance à laquelle elle est appelée à accéder, la troisième option consistera en plus de faire les œuvres de les faire à la manière, selon le style du Christ, bref à prendre son propre chemin, entrer dans une logique amoureuse d’imitation. C’est bien sûr le chemin auquel nous sommes appelés pour accéder à la vraie vie, il ne s’agit pas de faire mais de faire par amour…
La pratique des sacrements est là pour nous y aider, chaque fois que nous communion, en nous mystérieusement l’humanité même du Christ vient rejoindre la nôtre, vient nous supporter, nous maintenir, nous permettre d’avancer dans son chemin filial, nous donner de dire à notre tour notre Amen !
Père Jean-Luc Fabre,  photo
http://1.bp.blogspot.com/_XK4nzAS52vM/TStMuBMXvJI/AAAAAAAAAQs/-rHYxKGlaaI/s1600/maison%2Broc.jpg