Partager l'article ! Mt 7, 21-29 Bâtir la vie sur le roc ou le sable ?: Jeudi (12ème semaine du temps ordinaire) Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu ...
La vie chrétienne n’est pas une thérapie terminale,
rester tranquille jusqu’au ciel…
La vie chrétienne se passe sur la route, dans la vie.
L’amour du Christ nous possède mais nous pousse,
nous presse, avec cette émotion
que l’on ressent quand on voit que Dieu nous aime.
Demandons au Seigneur
que nous ayons ce souci pour annoncer Jésus,
qu’il nous donne cette sagesse chrétienne
qui naît réellement de son flanc transpercé par amour.
(pape François, 15/06/13)
Jeudi (12ème semaine du temps ordinaire)
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,21-29.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? 'Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal ! 'Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. » Jésus acheva ainsi son discours. Les foules étaient frappées par son enseignement, car il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Nous voici au terme du premier discours, un temps nouveau s’ouvre aussi bien pour celui qui vient de le prononcer, le Christ, que pour ceux qui viennent de l’entendre les disciples.
Dans le premier cas, la suite de la vie du Christ visera à effectuer son projet, vivre selon ce qu’il a énoncé… nous pourrons distinguer deux phases, la première où Jésus s’efforcera d’effectuer positivement le programme, en cherchant à réaliser le bien, il y aura une deuxième phase, celle où il sera confronté à la contradiction à l’hostilité, à la haine, amenant à douter de la validité du chemin…. Dans un cas, il dira « oui » à au bien, dans l’autre il dira « non » au mal, en faisant et l’un et l’autre, il s’ouvrira à la vraie obéissance, en disant l’Amen filial, en établissant le chemin de notre salut commun…
Dans le second cas, chacun se retrouve devant plusieurs options, nous pouvons en distinguer trois, celle où nous ne suivons pas, le propos n’aura aucun écho et se perdra… dans un autre cas, il y aura une suite extérieure, où nous ferons « en son nom », une réalité qui ne prendra pas la consistance à laquelle elle est appelée à accéder, la troisième option consistera en plus de faire les œuvres de les faire à la manière, selon le style du Christ, bref à prendre son propre chemin, entrer dans une logique amoureuse d’imitation. C’est bien sûr le chemin auquel nous sommes appelés pour accéder à la vraie vie, il ne s’agit pas de faire mais de faire par amour…
La pratique des
sacrements est là pour nous y aider, chaque fois que nous communion, en nous mystérieusement l’humanité même du Christ vient rejoindre la nôtre, vient nous supporter, nous maintenir, nous
permettre d’avancer dans son chemin filial, nous donner de dire à notre tour notre Amen !
Père Jean-Luc
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