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Ste Trinité : Prière d'ouverture ; Dimanche ; PU 26 mai 2013, Sainte Trinité
PU 26 mai 2013, Sainte Trinité
Prière d'ouverture ; ; Actes des apôtres ; 2e lecture ; Dimanche Pentecôte ; Prière Universelle de la Pentecôte
Le mois de mai, prier avec le Rosaire
« L’amour pour la Madone est une des caractéristiques de la piété populaire qui demande à être valorisée et bien orientée. C’est pour cela que je vous invite à méditer le dernier chapitre de la Constitution du Concile Vatican II sur l’Eglise, Lumen Gentium, qui parle justement de Marie dans le mystère du Christ et de l’Eglise. Là on voit que Marie « avança dans le cheminement de la foi ». Lors de cette Année de la foi je vous laisse cette icône de Marie pèlerine qui suit le Fils Jésus et qui nous précède tous sur le chemin de la foi ».(pape François, 05 mai 2013) …
L’important, c’est la rencontre avec Jésus ...
Réfléchissons : quand nous avons trop confiance en nous-mêmes, nous sommes plus fragiles, plus fragiles. Toujours avec le Seigneur ! Et quand on dit « avec le Seigneur », cela signifie avec l’Eucharistie, avec la Bible, avec la prière… mais aussi en famille, avec notre maman, avec elle aussi, parce c’est elle qui nous amène au Seigneur : elle est notre mère, elle sait tout. Et donc prier aussi la Vierge Marie et lui demander, comme à une maman, qu’elle me rende fort. Voilà ce que je pense de la fragilité, c’est en tous cas mon expérience. Ce qui me rend fort, chaque jour, c’est de prier le chapelet avec la Vierge Marie. Je sens une force très grande parce que je vais à elle et je me sens fort. (pape François, 21/05/13)
Samedi (13 ème dimanche du temps ordinaire)
Et voici que je fais toute chose nouvelle
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,14-17.
Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. « Et personne ne coud une pièce d'étoffe neuve sur un vieux vêtement ; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage. » Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Cette parole d’Evangile nous rejoint à l’aube de l’été, du départ de beaucoup en vacances. C’est aussi le moment pour beaucoup d’un changement de situation, de résidence… Cela est vrai pour tous les âges de la vie, de la personne âgée qui va en maison de retraite, du professionnel qui suit son emploi et doit déménager, de l’étudiant dans son cursus, des jeunes époux qui inaugurent leur vie commune… Quelle est donc la bonne nouvelle que nous adresse le Seigneur à travers ce passage d’Evangile ?
Le Seigneur nous dit que l’homme dans sa progression passe par des étapes. Il y a la période première où nous sommes en contact, puis une période seconde où nous ne sommes plus en contact, l’une porte la présence et la joie, l’autre le manque et la pénitence… les deux sont nécessaires pour que surgisse la nouveauté en nous… une capacité à vivre autrement, en recevant différemment, en donnant différemment. Un peu comme le vin et l’outre… Tout doit changer en nous la manière d’entendre, d’écouter, et celle de parler et de répondre… Cela ne peut se faire en dehors d’une durée, d’un temps rythmé par la présence et par l’absence, à travers cela nous sommes renouvelés véritablement… Nous entendons une vraie parole et nous pouvons lui répondre vraiment… Ce cheminement nous rend capables de parler en vérité, nous ne sommes pas pris dans le plein de la présence qui ne nous rendrait pas libres, mais dépendants. Nous avons aussi su quitter la perte et le désespoir du manque. Nous avons souffert et nous avons refusé de sombrer dans le non-sens et nous sommes capables de recevoir autrement la parole qui nous est adressée, nous entrons alors dans la promesse de celui qui s’adressait à notre liberté… Nous entrons en gratuité.
Fort de cette parole de Dieu, avant de plonger au cœur de l’été, peut-être pouvons nous alors nous rapporter autrement à notre vie, considérer autrement ce qui nous est arrivé, discerner à travers les réussites et les échecs, à travers les pleins et les creux, cette parole qui nous appelle à entrer dans une vie nouvelle… A travers cela, c’est une connaissance plus profonde, plus vraie, plus gratuite du Mystère de Dieu qui s’offre à nous, heureux hommes sommes-nous d’être riches et pauvres… Alors nous pouvons parler autrement à nos frères, mesurer leurs enfermements, leur offrir la parole susceptible de les libérer… être disciple de Celui qui nous libère en étant et présent et manquant…
père Jean-Luc
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