1Jn 3,1-2 Nous serons semblables à lui

Publié le par père Jean-Luc Fabre

2ème lecture de la messe du 4e dimanche de Pâques

« Nous serons semblables à lui 
parce que nous le verrons tel qu'il est
»

 

La résurrection change tout, le Fils, les croyants, le monde, car nous nous situons différemment envers notre fin, Dieu le Père. Mais dans cette durée pascale, celle dans laquelle nous nous trouvons depuis le Passage du Seigneur, il y a une épaisseur, un « déjà là » ainsi qu’un « pas encore »... Nous vivons dans cet « entre deux ». Notre identité ne se manifeste pas encore totalement même si déjà nous en vivons... S’inscrit là la mission de chacun, là où nous sommes : laisser rayonner notre être dans le monde tel qu’il est... en assumant la contradiction, en tentant de la réduire par l’amour de service et l’intelligence bienveillante... peu à peu la lumière du Jour se lève et le paysage se révèle être ce qu’il est, à travers toutes les vicissitudes de l’histoire... Ainsi se reproduit en nous la vie, la passion du Seigneur, en étant en butte à la contradiction de ceux « qui ne savent pas ». Ainsi s’établit, en nous, la ressemblance avec Lui...

Que le Seigneur nous accorde d’être pleinement nous-mêmes,

là où nous sommes.

Ne craignons pas,

l’épaule fraternelle est là pour nous aider à exister ainsi au fil des jours.

Regardons notre vie dans cette perspective,

fils appelés à la fraternité envers tous...

Ainsi se préparer notre rencontre avec Lui.


Père Jean-Luc Fabre

Première lettre de saint Jean 3,1-2.
Mes bien-aimés,
voyez comme il est grand,
l'amour dont le Père nous a comblés :
il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu
- et nous le sommes.
Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître :
puisqu'il n'a pas découvert Dieu.
Bien-aimés,
dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,
mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement.
Nous le savons :
lorsque le Fils de Dieu paraîtra,
nous serons semblables à lui
parce que nous le verrons tel qu'il est.

Publié dans Lettre de St Jean