Passion Rameaux 2012 (1)

Publié le par Père Jean-Luc

embaumer-parfum-jesus.jpgIl y a les odeurs, celles du repas de la Pâque avec le pain azyme et l’agneau, les parfums dans le flacon d’albâtre, toutes ses odeurs qui nous préparent à revivre un événement riche de notre culture... le corps comme mémoire de notre histoire... histoire personnelle de chacun et histoire collective, mémoires qui circulent, qui se pénètrent. Tout se passe sous le fond de cette mise en œuvre sociale de la grande fête.

« Il n’appartient qu’à la tête de réfléchir, mais tout le corps a de la mémoire. » Joseph Joubert Sauvages

« Nous ne sommes pas seulement corps, ou seulement esprit ; nous sommes corps et esprit tout ensemble. » George Sand Histoire de ma vie

1 La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu dans deux jours. Les chefs des prêtres et les scribes cherchaient le moyen d'arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir.  Car ils se disaient : « Pas en pleine fête, pour éviter une émeute dans le peuple. »  Jésus se trouvait à Béthanie, chez Simon le lépreux. Pendant qu'il était à table, une femme entra, avec un flacon d'albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle le lui versa sur la tête.  Or, quelques-uns s'indignaient : « A quoi bon gaspiller ce parfum ? On aurait pu le vendre pour plus de trois cents pièces d'argent et en faire don aux pauvres. » Et ils la critiquaient.  Mais Jésus leur dit : « Laissez-la ! Pourquoi la tourmenter ? C'est une action charitable qu'elle a faite envers moi.  Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous voudrez, vous pourrez les secourir ; mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. Elle a fait tout ce qu'elle pouvait faire. D'avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement. Amen, je vous le dis : Partout où la Bonne Nouvelle sera proclamée dans le monde entier, on racontera, en souvenir d'elle, ce qu'elle vient de faire. » Judas Iscariote, l'un des Douze, alla trouver les chefs des prêtres pour leur livrer Jésus. A cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l'argent. Dès lors Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l'on immolait l'agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ? » Il envoie deux disciples : « Allez à la ville ; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le. Et là où il entrera, dites au propriétaire : 'Le maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ? 'Il vous montrera, à l'étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent en ville ; tout se passa comme Jésus le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque.(Mc 14, 1, 16)

pain-vin.jpgUn repas, c’est aussi une manducation, une digestion, une absorption de liquide, un déchirement de pain, des liquides qui sont versés, des gestes posés ensemble, des paroles aussi, voire des chants... des bruits de couverts...

« Boire et manger maintiennent l'âme et le corps rassemblés. » Heinrich Böll Le Train était à l'heure

« Le corps de l’homme est un grenier à blé. Il est rempli d’innombrables réponses. » Christian Jacq Le juge d’Egypte

2 Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze.  Pendant qu'ils étaient à table et mangeaient, Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : l'un de vous, qui mange avec moi, va me livrer. »  Ils devinrent tout tristes, et ils lui demandaient l'un après l'autre : « Serait-ce moi ? » Il leur répondit : « C'est l'un des Douze, qui se sert au même plat que moi. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui qui le livre ! Il vaudrait mieux pour lui qu'il ne soit pas né. » Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps. » Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude.  Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu. (Mc 14, 17-25)

   Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris    

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Père Jean-Luc

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